Élections israéliennes ... Jours difficiles pour les Palestiniens
À l'approche des élections israéliennes prévues dans (90) jours, à la fin du mois d'octobre prochain, les politiques d'étouffement et de répression mises en œuvre par le gouvernement israélien envers le peuple palestinien s'intensifient, dans une tentative manifeste de renforcer son capital électoral et de retrouver la confiance de l'électeur israélien, en particulier du public de l'extrême droite. Quelles que soient les divergences entre les partis israéliens et leurs programmes politiques, les indicateurs disponibles montrent que la compétitivité électorale poussera le gouvernement actuel à adopter davantage de politiques d'escalade.
Dans ce contexte, la Cisjordanie apparaît comme le terrain le plus exposé à cette escalade, avec la libération des gangs de colons, leur fourniture de protection politique et sécuritaire, et l'imposition de nouvelles restrictions sur la vie des citoyens, visant à ancrer de nouveaux faits de terrain qui servent le projet colonial. Cette escalade ne se limite pas seulement aux aspects sécuritaires et de terrain, mais s'étend à l'approfondissement d'une politique systématique d'étouffement économique qui vise à saper les fondements de la résistance palestinienne. Ainsi, Israël a retenu l'intégralité des revenus des recettes fiscales depuis (15) mois, après des années de retenues partielles. En conséquence, les fonds palestiniens bloqués chez Israël ont dépassé (6) milliards de dollars, un montant qui dépasse le total du budget général palestinien pour l'année 2026.
Cela s'accompagne de menaces croissantes de mettre fin aux relations bancaires entre les banques palestiniennes et les banques israéliennes correspondantes, ce qui a poussé l'Autorité monétaire palestinienne à avertir d'un éventuel "point de non-retour". La crise de l'accumulation du shekel continue d'entraver l'économie palestinienne, et la majorité des travailleurs palestiniens sont toujours privés de retour à leur travail à l'intérieur de la ligne verte, sans compter la poursuite de la fragmentation de la Cisjordanie par des barrages et des fermetures, ainsi que l'expansion de la colonisation pastorale comme moyen de contrôle de davantage de terres palestiniennes.
Ces politiques ont abouti à une réalité sans précédent d'étouffement économique et social, reflétée par des pressions psychologiques et sociales croissantes qui pèsent sur les Palestiniens dans tous les aspects de leur vie quotidienne, créant des crises quotidiennes. Ces mesures ne se limitent plus à la gestion du conflit ou à l'exercice de pressions politiques, mais elles constituent désormais une politique systématique visant à affaiblir les fondements de la survie palestinienne et à préparer un environnement hostile à la vie, en harmonie avec les tendances israéliennes visant à imposer de nouveaux faits démographiques et géographiques sur le terrain.
Bien que ces réalités soient largement connues, la véritable source de préoccupation réside dans le fait que le rythme de ces politiques est susceptible de s'intensifier avec l'augmentation de la fièvre électorale israélienne, où la compétition pour attirer les voix d'extrême droite se transforme en une course pour adopter des mesures encore plus sévères contre les Palestiniens. Ainsi, la prochaine phase pourrait être marquée par une intensification des pressions économiques, politiques et sécuritaires, ce qui impose un passage d'une politique de gestion des crises à l'adoption d'une stratégie nationale globale basée sur la planification proactive et le renforcement de la capacité de résilience.
Partant de là, il est nécessaire d'adopter une stratégie nationale intégrée pour renforcer la résistance du peuple palestinien, reposant sur un véritable partenariat entre toutes les composantes du spectre palestinien, garantissant ainsi l'unification des efforts et l'intégration des rôles face aux défis croissants. Il est également crucial de lancer une vaste campagne internationale visant à mobiliser le soutien et la solidarité avec le peuple palestinien, tout en dévoilant les conséquences humanitaires et économiques des politiques israéliennes, parallèlement à la création d'un fonds d'urgence international pour soutenir le budget général palestinien, dans le contexte d'une crise dont les dimensions dépassent l'aspect financier, touchant à des dimensions existentielles nécessitant une action urgente.
Sur le plan intérieur, la phase actuelle exige de renforcer la cohésion du front intérieur, de soutenir la résilience des citoyens, de consolider l'économie nationale et d'élargir la contribution du secteur privé à la responsabilité sociale. Cette phase impose également d'élargir le réseau de protection sociale et de renforcer les instances locales, étant donné qu'elles sont les plus proches des citoyens et de leurs besoins, ainsi que de réévaluer le rôle national joué par les partis politiques et les institutions de la société civile dans l'affirmation des valeurs de solidarité et d'entraide, et le renforcement de la résistance de la société palestinienne.
Enfin, l'histoire a prouvé que compter sur la survie individuelle ne peut garantir un avenir pour un peuple confronté à un projet colonial visant son existence et son identité. Ainsi, la résistance collective, fondée sur l'unité de la position et l'intégration des rôles, reste l'option la plus apte à protéger l'entité palestinienne et à renforcer sa capacité à résister aux politiques israéliennes visant à déraciner les Palestiniens de leur terre et à saper les fondements de leur survie.
Ô Palestiniens, montrez vos poitrines et éliminez les prétextes devant l'occupation !
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