Exclusion du gouvernement et faiblesse de la diligence raisonnable dans les textes législatifs
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Exclusion du gouvernement et faiblesse de la diligence raisonnable dans les textes législatifs


Les débats autour de la loi sur les élections générales soulèvent des questions constitutionnelles concernant les restrictions politiques contenues dans le décret-loi n° 10 de 2026 modifiant le décret-loi n° 1 de 2007 et ses amendements, qui limitent ou pourraient limiter la participation politique, se rapportant à l'interdiction de la discrimination fondée sur l'opinion conformément à l'article 9 de la loi fondamentale, violant également les dispositions de l'article 19 de la loi fondamentale relatives à la liberté d'opinion et d'expression en termes de contenu. Sur le plan formel, le décret-loi a enfreint l'article (46) de la loi fondamentale en ne se basant pas sur une recommandation du Conseil des ministres, ce qui signifie que ce décret-loi n'a pas fait référence à une recommandation du Conseil des ministres, indiquant que les élections législatives ne relèvent pas de la compétence du gouvernement selon le texte du décret-loi, et excluant le Conseil des ministres des affaires politiques.

L'article (46) de la loi fondamentale définit la première instance responsable de la préparation du décret-loi comme étant le Conseil des ministres ; celui-ci aide le président dans l'exercice de ses fonctions et de ses pouvoirs de la manière indiquée dans cette loi fondamentale, tant en cas ordinaire qu'extraordinaire. De plus, l'article 70 de la loi fondamentale indique clairement que le Conseil des ministres a le droit de soumettre des projets de loi : "Le Conseil des ministres a le droit de présenter des projets de loi au Conseil législatif et d'émettre des règlements et de prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les lois". Même dans le cas exceptionnel mentionné à l'article 43 de la loi qui accorde au président le pouvoir d'émettre une législation provisoire, cela ne lui donne pas le droit d'annuler le rôle constitutionnel du Conseil des ministres dans le processus législatif lui-même.

La loi fondamentale modifiée n'a pas défini l'instance responsable de la préparation du décret-loi, se contentant de donner au président le droit de l'émettre. Cependant, il est à noter qu'en examinant les décrets-lois publiés après juin 2007, il est évident que l'instance responsable de leur préparation est le Conseil des ministres, car la plupart de ces décrets-lois contiennent dans leur préambule la phrase (en vertu d'une recommandation du Conseil des ministres). Cependant, certaines lois ont commencé à être émises par le président sans être discutées au sein du Conseil des ministres, soit parce qu'elles sont liées à des questions judiciaires, soit à des institutions relevant de la présidence, soit aux élections générales, alors que la loi fondamentale stipule que l'initiative législative revient au Conseil des ministres ou aux députés, et que le Conseil des ministres, selon les dispositions de son article 46, aide le président dans l'exercice de ses fonctions et de ses pouvoirs de la manière indiquée dans cette loi fondamentale.

La question ici ne concerne pas le potentiel conflit entre les pôles du pouvoir exécutif, mais la diligence raisonnable pour garantir l'intégrité du texte et sa sagesse concernant la stabilité sociale et économique, afin qu'il n'y ait pas de modifications répétées ou de renoncements à certaines décisions de lois, ce qui pourrait entraîner une instabilité législative et un conflit des positions juridiques en découlant. Par exemple, un examen des 190 décrets-lois émis entre 2020 et 2024 a montré que 41 décrets-lois, soit environ 22 %, ont suscité des problématiques et des débats intenses après leur émission, créant une controverse entre les secteurs de la société et l'autorité palestinienne. En raison de ce débat intense et des campagnes via les médias et les réseaux sociaux, l'autorité palestinienne (gouvernement et présidence) a été contrainte de revenir sur ou d'annuler 10 lois ou de suspendre leur application, et elle a modifié 18 décrets-lois, certains d'entre eux entre deux et quatre fois au cours des cinq dernières années.

La faiblesse de la diligence, l'exclusion du gouvernement et l'absence de consultations sérieuses avec les forces politiques et sociales ainsi qu'avec les organisations de la société civile créent cet état de faiblesse, non seulement dans le mécanisme de prise de décision, mais aussi dans l'image du décideur devant le public palestinien.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.