Le parlement français adopte une loi autorisant l'euthanasie
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Le parlement français adopte une loi autorisant l'euthanasie

SadaNews - Le parlement français a adopté une loi accordant aux adultes atteints de maladies incurables le droit de recevoir de l'aide pour mettre fin à leur vie, communément appelée "euthanasie", un législation que le président Emmanuel Macron avait promis d'instaurer après son élection pour un second mandat en 2022.

Avec cette législation, la France rejoint des pays européens et occidentaux tels que les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse et le Canada, qui autorisent l'euthanasie sous certaines conditions.

Commentant le texte adopté hier mercredi par une majorité de 291 voix contre 241, Macron a déclaré sur le réseau social X : "En 2022, je me suis engagé à ouvrir cette voie aux Français et cet engagement a été tenu".

La nouvelle loi permet à une personne adulte atteinte d'une maladie incurable à un stade avancé ou terminal de demander de l'aide pour mettre fin à sa vie, à condition que sa souffrance soit ingérable ou devienne intolérable lorsque le traitement est interrompu.

Pour sa part, Jonathan Donin, de l'association "Droit de mourir dans la dignité", a qualifié le vote de "moment historique", tout en reconnaissant que d'autres luttes juridiques et sociales restent en cours à cet égard.

Les députés ont applaudi le rapporteur du projet de loi, Olivier Falorni, qui a mené ce qu'il a décrit comme "des années de lutte au sein du parlement". Falorni a déclaré devant l'Assemblée nationale que "beaucoup de patients sont décédés avant de pouvoir bénéficier de ce droit".

L'adoption de la loi par l'Assemblée nationale a eu lieu avec une confortable majorité, après avoir été rejetée précédemment par le Sénat à majorité de droite. Cependant, le gouvernement a activé une clause constitutionnelle qui accorde à la chambre basse du parlement le dernier mot en matière de législation.

Dans une étape ultérieure, le Premier ministre a transmis la nouvelle loi au Conseil constitutionnel pour examen, précisant que cette démarche faisait suite à un manque de débat suffisant au Sénat, qui a empêché l'atteinte d'un texte équilibrant les ambitions des partisans et les craintes des opposants. Le Conseil constitutionnel a le pouvoir d'annuler complètement la loi ou de se réserver certains de ses articles.

Des figures éminentes du parti "Les Républicains", de droite conservatrice, se sont fortement opposées à la loi, notamment le président du Sénat Gérard Larcher et l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau.