En temps de guerre... Nécessité d'activer une cellule de crise en Palestine
Expert en gouvernance économique
Dès que la poussière des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran s'est dissipée, les citoyens palestiniens se sont précipités, comme d'habitude, vers les stations-service, malgré la fermeture par Israël des dernières entrées ouvertes ou des barrages, en Cisjordanie, qui en compte mille. À cela s'ajoute une certaine confusion dans l'achat de biens et de produits alimentaires. Le ministère de l'économie nationale a rapidement publié un communiqué rassurant les citoyens sur la disponibilité des biens pour de longues périodes, et a ajouté une ligne de communication avec la société pour les plaintes, ce qui est positif. De plus, certains gouverneurs ont pris l'initiative de fermer temporairement les stations-service afin d'organiser l'approvisionnement en carburant, ce qui est également une bonne mesure pour réguler la situation.
Cependant, nous avons besoin d'activer une cellule de crise dirigée par le gouvernement, avec la participation du secteur privé, du secteur bancaire et des organisations de la société civile, pour gérer la situation palestinienne dans le contexte d'une guerre dont nous sommes en pleine tempête, et dont nous ne connaissons ni l'ampleur ni la durée, ni les évolutions. Il est particulièrement attendu qu'Israël dirige ses ressources stratégiques (électricité/eau/carburant) pour servir son armée et ses agences de sécurité, puis pour la société israélienne, laissant notre situation en bas de la liste, non pas parmi les priorités ou les préoccupations.
Il est donc nécessaire d'annoncer la cellule de crise, dont découleront des comités d'urgence à l'échelle de chaque gouvernorat, ainsi que de déterminer une seule chaîne médiatique pour elle, qui sera la source et la référence pour tous les médias, sous peine de responsabilité, avec des directives et des mises à jour pour les citoyens concernant tous les aspects de leur vie et de leur existence, y compris des mises à jour médiatiques sur les horaires des institutions officielles, les horaires des universités et des écoles, ainsi que le contrôle et la régulation de la distribution des carburants, garantissant l'équité dans la distribution, en établissant des priorités pour les ambulances, les services de secours, et les services vitaux, tout en interdisant le monopole ou le stockage des carburants, à travers le suivi des opérations d'approvisionnement et de vente de carburants par les agences de sécurité et les organismes concernés, en fixant des plafonds d'achat. La même chose s'applique aux magasins de divers produits, car s'il est vrai que les stocks de biens sont suffisants pour six mois, sans une régulation gouvernementale, cela créera le chaos, surtout puisque les développements liés à la guerre sont inconnus.
Nous ne devrions pas compter uniquement sur la culture citoyenne et sa conscience. En temps de guerre, les rumeurs abondent, la confusion augmente, et les solutions individuelles et la délivrance individuelle émergent de manière aléatoire et non organisée, aggravant les crises, marginalisant les groupes sociaux vulnérables, et allant à l'encontre des principes de justice sociale. Cela nécessite une régulation gouvernementale et une activation des rôles des parties concernées à un niveau central ou au niveau des gouvernorats.
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