Le trio terrifiant : le froid, l'infection et l'inconnu dans les cellules de 2026
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Le trio terrifiant : le froid, l'infection et l'inconnu dans les cellules de 2026

Au début de l'année 2026, le prisonnier palestinien dans les prisons d'occupation ne fait pas face uniquement à un verdict judiciaire, mais à une réalité matérielle et légale complexe, où se combinent des conditions climatiques extrêmes, une négligence sanitaire systématique et un flou procédural ; la cellule n'est plus simplement un espace de détention, mais est devenue un environnement qui engendre une souffrance continue à travers des voies parallèles qui commencent par l'utilisation systématique du froid comme outil de pression matérielle. Dans les prisons situées dans les zones désertiques et montagneuses, telles que "Néguev", "Nafha" et "Gilboa", les rapports des droits humains émis par l'organisation "Al-Dameer" et l'"Autorité des affaires des prisonniers" documentent une réduction drastique des rations de tissu et une interdiction totale de l'entrée de couvertures d'hiver, laissant plus de 11 000 prisonniers confrontés à des températures frôlant le zéro degré Celsius sans un minimum de moyens de chauffage. Cette réalité ne cause pas seulement des dommages temporaires, mais entraîne un impact sanitaire complexe se traduisant par une augmentation des cas d'infections respiratoires et de maladies articulaires chroniques, transformant ainsi le climat d'un phénomène naturel en un moyen d'élimination physique du prisonnier.

Parallèlement à cet épuisement thermique, la propagation de la gale se démarque comme un modèle flagrant de négligence sanitaire qui dépasse la simple insuffisance pour devenir une politique dessinée, où cette maladie est devenue une épidémie qui se propage à l'intérieur des sections à cause de l'absence délibérée de protocoles préventifs et du manque de produits de nettoyage. Dans des prisons comme "Jalameh", les taux d'infection ont atteint des niveaux record de près de 90 % dans certaines sections en raison de la réduction des périodes de douche et de la surpopulation des détenus dans des espaces restreints ; une méthode qui ne vise pas seulement le corps mais a pour but d'épuiser l'état psychologique du prisonnier et de détourner son énergie dans sa lutte pour sa survie biologique quotidienne. Ce tableau du trio se complète par les défis auxquels font face des milliers de détenus de Gaza classés sous l'étiquette "combattant illégal", un cadre légal ambivalent qui offre un prétexte pour priver le détenu de toute surveillance judiciaire ou humanitaire, connu sous le nom de "disparition forcée" que prohibe le droit international coutumier. La présence de plus de 3 000 détenus dans des centres non déclarés tels que "Sde Teiman", privés de visite de la Croix-Rouge internationale pendant plus de deux ans, ne constitue pas seulement un crime contre le détenu mais représente une forme de torture psychologique collective pour des familles vivant dans un vide d'information mortel.

Cette scène sombre à l'intérieur des prisons d'occupation dépasse le concept de "conditions difficiles" pour entrer dans le cadre de violations systématiques de la troisième convention de Genève et des règles de "Nelson Mandela", posant ainsi aux systèmes internationaux des exigences légales urgentes qui nécessitent de dépasser le langage des déclarations générales vers des actions réelles garantissant la protection climatique, la prévention sanitaire et la fin de l'état de disparition forcée. La manière de traiter le dossier des prisonniers palestiniens aujourd'hui demeure le véritable critère de l'engagement sérieux envers le système juridique international ; car les prisonniers ne réclament pas un privilège, mais exigent de transformer les conventions internationales d'encre sur papier en un bouclier qui protège leur dignité et leur droit fondamental à la vie, et rappellent au monde que ce qui se passe derrière des portes closes est un miroir moral qui réduit à néant toutes les prétentions de protection des droits humains si le silence persiste.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.