Sous couvert de lutte contre la criminalité : l'occupation prélève un demi-milliard de shekels sur les budgets de la communauté arabe pour le "Shabak"
Rapports en vedette

Sous couvert de lutte contre la criminalité : l'occupation prélève un demi-milliard de shekels sur les budgets de la communauté arabe pour le "Shabak"

SadaNews : Le gouvernement israélien d'occupation a l'intention de prélever plus d'un demi-milliard de shekels sur les budgets précédemment alloués dans le cadre du plan gouvernemental 550, un plan adopté par le précédent gouvernement d'occupation dans le but de réduire les écarts accumulés au sein de la communauté arabe dans des secteurs vitaux tels que l'éducation, la santé, le bien-être, les services et les infrastructures, ainsi que de soutenir les autorités locales arabes. Selon la nouvelle orientation, ces fonds seront transférés à l'Agence de sécurité intérieure (Shabak) sous prétexte d'impliquer l'agence dans les efforts de lutte contre la criminalité endémique au sein de la communauté arabe, au lieu d'être dépensés dans les domaines développementaux et de services pour lesquels ils étaient initialement prévus.

Le secrétaire du gouvernement d'occupation, Yossi Fox, a annoncé par le biais d'un communiqué commun émis par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et la ministre de l'Égalité sociale Mai Golan, que le Shabak recevra un budget spécifique de 500 millions de shekels à cette fin.

Ces fonds proviennent précisément des allocations du plan 550, dont les attributions exécutives sont actuellement sous l'autorité du ministère de l'Égalité sociale présidé par Golan, les montants seront transférés de plusieurs ministères gouvernementaux par le biais d'un prélèvement sur cette décision de resserrement budgétaire.

Le communiqué indique que le budget total destiné au Shabak et à la police ensemble atteindra 567 millions de shekels, et ce plan officiel doit être soumis au gouvernement israélien pour approbation lors de sa réunion hebdomadaire qui se tiendra dimanche prochain.

Cette étape, qui transforme effectivement les allocations civiles de la communauté arabe en agences de sécurité et de police, intervient en l'absence totale de tout plan gouvernemental global et intégré capable de faire face à la criminalité dans les localités arabes, et alors que la police et les autorités israéliennes continuent à tarder à résoudre les meurtres et à poursuivre les organisations criminelles organisées.

Au lieu d'un traitement structurel, on cherche à impliquer un appareil de renseignement dans les détails de la communauté arabe et à traiter la crise d'une perspective purement sécuritaire. Cette décision représente un tournant dangereux dans la gestion du dossier de la criminalité, car elle ne fournit aucun nouveau ou ajout de budget en faveur d'un plan national global de lutte, mais repose sur un grignotage des budgets de la communauté arabe elle-même et leur transfert vers un appareil de sécurité qui traite traditionnellement les citoyens arabes sous un angle purement renseignement et sécurité.