"Front des animaux".. Pourquoi Israël a-t-il introduit 140 vaches en Syrie ?
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"Front des animaux".. Pourquoi Israël a-t-il introduit 140 vaches en Syrie ?

SadaNews - Israël a eu recours à une démarche peu habituelle, en utilisant un troupeau de vaches comme moyen de renforcer sa présence sécuritaire à la frontière avec la Syrie, dans une zone située derrière la barrière dans le Golan, affirmant que cette initiative a changé la réalité sur le terrain.

Selon un rapport publié par le site Yedioth Ahronoth, le troupeau comprend environ 140 vaches paissant sur une superficie d'environ 10 000 dunams près du fleuve al-Raqad, à l'intérieur d'une zone contrôlée par Israël, située à l'est de la barrière frontalière, ce que Tel Aviv décrit comme une présence civile et agricole permanente servant des objectifs sécuritaires.

Le troupeau appartient à Yoel Zilberman, fondateur de l'organisation "Hashomer Hahadash", qui a déclaré que le projet a été mis en œuvre il y a environ six mois en secret, en coordination avec le commandement de la brigade du Golan dans l'armée israélienne, dans le cadre d'un changement qu'il a décrit comme partie de la doctrine de défense israélienne après l'attaque du 7 octobre.

Zilberman a expliqué que la barrière frontalière, érigée il y a environ une décennie, a été construite à l'ouest de la ligne de cessez-le-feu pour des raisons topographiques et opérationnelles, laissant une large poche sous contrôle israélien derrière la barrière.

Il a ajouté que cette zone était, jusqu'à la fin de l'année 2025, presque dépourvue de toute présence civile israélienne, tandis que des bergers syriens et leur bétail y entraient constamment et s'approchaient des positions de l'armée, ce qui entraînait des alertes sécuritaires récurrentes.

Selon des responsables de la brigade du Golan, la présence des bergers syriens n'était pas seulement considérée comme une activité civile, mais aussi comme un moyen potentiel de reconnaissance, de collecte d'informations, et peut-être de contrebande d'armes, ce qui a conduit l'armée à chercher un moyen d'imposer une présence permanente dans la région.

Le rapport cite un haut officier israélien dans la région disant que le projet a atteint ses objectifs sécuritaires, notant que depuis l'introduction du troupeau et l'établissement de clôtures spécifiques pour le bétail, aucun cas d'entrée de bergers syriens dans la région n'a été enregistré, et les craintes de l'implantation d'engins explosifs près de la barrière ont diminué, considérant que la présence agricole constitue un "intérêt sécuritaire et national pour Israël".

Selon les témoignages des agriculteurs, les habitants ont averti depuis mars dernier que la nouvelle barrière érigée par les forces israéliennes autour de vastes régions de pâturages avait conduit à la rétention du bétail qui pénètre normalement dans la zone lors du pâturage.

Ils ont confirmé que les moutons traversaient parfois à l'intérieur de la zone clôturée, pour que leurs propriétaires soient ensuite empêchés de les récupérer, tandis qu'un certain nombre d'entre eux disparaissaient dans des circonstances que les habitants décrivent comme des opérations de "saisies systématiques".