Les Nations Unies ordonnent une enquête urgente sur les violations à El Obeid au Soudan
SadaNews - Aujourd'hui, lundi, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a ordonné une "enquête urgente" sur les violations et abus dans la ville d'El Obeid au Soudan, avertissant d'un danger imminent d'"atrocités à grande échelle".
La ville d'El Obeid, située dans l'État du Kordofan du Nord au centre du Soudan, est assiégée par les forces de "Soutien Rapide" depuis plusieurs mois en raison de leur guerre continue contre l'armée soudanaise depuis avril 2023.
Dans une décision adoptée à l'unanimité par les 47 membres aujourd'hui, lundi, suite à une discussion urgente tenue vendredi à la demande du Royaume-Uni, le Conseil des droits de l'homme a exprimé son "grave souci face au danger imminent d'atrocités à grande échelle, notamment la violence sexuelle liée au conflit, à laquelle sont exposés des centaines de milliers de civils... à El Obeid et dans les régions environnantes".
En conséquence, le Conseil a chargé la "Mission internationale indépendante d'enquête sur le Soudan", qu'il avait créée au début du conflit, de mener une "enquête urgente" sur les "violations du droit international humanitaire et les crimes internationaux présumés".
Au cours des trois dernières semaines, l'ONU, aux côtés d'organisations non gouvernementales et de différents gouvernements, a lancé des avertissements concernant une attaque potentielle imminente sur El Obeid, semblable à l'attaque qui a conduit l'année dernière à la prise de la ville de El Fasher dans l'ouest du Soudan, où les forces de "Soutien Rapide" sont accusées d'avoir commis des atrocités.
Le Conseil a souligné qu'il "n'existe pas de solution militaire à la crise au Soudan", réitérant son appel à un "cessez-le-feu immédiat et complet, sans conditions préalables", et à l'établissement d'un "processus de transition politique inclusif et crédible, menant à un gouvernement national démocratiquement élu après une période de transition dirigée par des civils".
Émirats ?
La ville d'El Obeid compte environ un demi-million d'habitants et héberge près de 100 000 personnes déplacées en raison de la violence dans d'autres régions du pays.
Bien que l'armée ait réussi à rompre un long siège en février dernier, elle a du mal à empêcher les forces de soutien rapide de réinstaurer le blocus par des attaques répétées de drones, visant la ville et ses infrastructures ainsi que sa principale route de sortie.
Dans sa décision, le Conseil a condamné les " frappes aériennes contre les civils et la cible illégale des infrastructures civiles ", en faisant spécifiquement référence à "des dizaines de frappes de drones ayant visé la ville d'El Obeid au cours des deux dernières semaines, y compris des hôpitaux et d'autres installations de santé, causant des blessures parmi les civils et entravant l'accès aux services essentiels".
Alors que le texte appelait à "toutes les parties au conflit à garantir la protection des civils", notamment ceux contraints de fuir leur domicile, il dénonçait également "l'utilisation à grande échelle du viol et d'autres formes de violence sexuelle et sexiste comme moyens de guerre, y compris dans les lieux de détention et comme moyen de torture".
Le conflit entre l'armée soudanaise, dirigée par Abdel Fattah al-Burhan, et les forces de "Soutien Rapide", dirigées par Mohamed Hamdan Daglo, surnommé "Hemedti", a entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de millions, selon des estimations des Nations Unies, tandis que des organisations humanitaires estiment le nombre de morts à plus de 200 000 personnes.
Bien que de nombreuses organisations non gouvernementales et le gouvernement américain aient pointé du doigt des pays ou des entités alimentant la guerre, le Conseil s'est contenu de condamner "tous les types d'interventions extérieures alimentant le conflit, notamment l'approvisionnement en armes et en équipements militaires".
De son côté, l'ambassadeur du Soudan aux Nations Unies à Genève, Hassan Hamid Hassan, a salué la décision du Conseil des droits de l'homme, exprimant en même temps ses regrets que la formulation reste "relativement floue" et ne mentionne pas explicitement les Émirats Arabes Unis, qu'il considère comme le principal soutien des forces de "Soutien Rapide".
10 morts dans une attaque russe contre Kiev et l'Ukraine attaque Sébastopol
Les Nations Unies ordonnent une enquête urgente sur les violations à El Obeid au Soudan
19 morts dus à une vague de chaleur dans le New Jersey et l'ouragan “Bavi” frappe l'île de...
85 minutes entre Trump et Poutine... Que s'est-il passé pendant l'appel ?
Trump discute avec Poutine et Zelensky des moyens d'aboutir à un règlement de la guerre et...
Les autorités électorales au Pérou annoncent la victoire de Keiko Fujimori aux élections p...
Deux Roumains condamnés pour avoir poignardé un journaliste iranien à Londres