Comment la crise 'Euro-Méditerranéenne' a révélé la réalité des pressions israéliennes sur les banques de Gaza ?
Rapport SadaNews : La bande de Gaza subit depuis de nombreuses années, y compris avant la guerre, une campagne systématique d'étranglement israélienne qui n'épargne aucun secteur ou institution. Les restrictions israéliennes ont touché divers aspects de la vie, et le secteur bancaire palestinien est en première ligne des cibles, subissant une série de pressions et de restrictions bancaires qui incluent la limitation des transferts d'argent, des menaces de suspension des relations bancaires, et des restrictions strictes sur la circulation de la liquidité et des services financiers.
En l'absence de toute protection effective pour les banques face aux dangers environnants, les institutions bancaires concentrent leurs opérations sur le strict respect des règles de conformité aux normes bancaires mondiales, en plus d'investir massivement dans la gestion des risques pour garantir la continuité de leurs activités et protéger leurs employés, leurs actifs et les intérêts de leurs clients.
Les dimensions de cette attaque se sont récemment révélées avec l'annonce par l'observatoire euro-méditerranéen des droits de l'homme de la fermeture de son bureau à Gaza après 15 ans de travail sur le terrain, à la suite d'une campagne de propagande israélienne et de menaces de mort visant son équipe, selon un communiqué récemment publié par le centre.
Cette coïncidence reflète une divergence frappante. Jusqu'à récemment, le président de l'observatoire euro-méditerranéen n'a pas hésité, par le biais de sa tribune, à adresser de vives critiques au secteur bancaire et aux banques palestiniennes opérant à Gaza, les accusant de plier aux pressions israéliennes et de se soumettre aux mesures de restriction et de conformité, leur imputant la responsabilité de la régression face aux menaces.
Cependant, l'observatoire se retrouve aujourd'hui confronté à la même réalité, contraint de subir le même calice, après avoir heurté la machine israélienne que certains minimisaient en termes de capacité à imposer étranglement et soumission, pour se retrouver piégé dans le même piège tendu par l'extrême droite israélienne, dirigée par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, visant à démanteler ce qui reste des éléments de vie et de ses institutions à Gaza.
Le suivi des circonstances entourant la fermeture de l'observatoire euro-méditerranéen montre la similitude des outils israéliens utilisés contre toutes les institutions. La fermeture forcée du bureau faisait partie d'une série de mesures préventives suite à un ensemble de rapports qu'il a publiés, ce qui a déclenché une campagne de dénigrement organisée contre lui, menée par des ministres et des responsables israéliens, ce qui représente des pressions similaires à celles exercées par le gouvernement israélien sur les banques palestiniennes. Cela démontre également clairement que les options de résistance face à l'arsenal de sanctions et de saisies israéliennes semblent presque impossibles pour toute entité opérant sans soutien sécuritaire, souverain ou légal, qu'il s'agisse d'une organisation de droits humains internationale ou d'une institution financière locale.
Ainsi, se dessine la vérité établie que tout le monde est victime de cette occupation, et il serait injuste et injuste de charger le secteur bancaire palestinien d'une quelconque responsabilité pour des décisions arbitraires prises sous la menace d'un glaive similaire à celui qui a renversé des organisations de droits humains en Cisjordanie et à Gaza.
Malgré cet environnement oppressif et complexe, les banques et les établissements financiers palestiniens se sont précipités dès que la situation s'est stabilisée sur le terrain à Gaza à rouvrir leurs agences et à fournir des efforts intenses pour répondre aux besoins essentiels des citoyens, pour rester un cordon vital pour les Gazaouis dans ces conditions difficiles, tout en continuant à faire face à des pressions occupantes et à d'autres pressions liées aux affrontements politiques que les banques tentent par tous les moyens d'éviter.
Des observateurs affirment que cette expérience commune et amère vise à unir les rangs, et à affirmer que blâmer la victime et remettre en question la résilience des institutions nationales ne sert que le récit de l'occupation et son effort pour démanteler le front intérieur afin d’isoler Gaza financièrement et juridiquement du monde.
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