Qui est Majdoline El Qadi, portée disparue avec Rania Al-Abbasi dans les prisons d'Assad ?
SadaNews - Cela fait plus de 13 ans que les nouvelles de Majdoline El Qadi se sont complètement interrompues, après son arrestation avec la médecin Rania Al-Abbasi par des éléments de la sécurité militaire syrienne en mars 2013, pendant la période du président syrien déchu Bachar Al-Assad. Cette affaire reste encore aujourd'hui entourée de mystère et est considérée comme l'un des dossiers les plus importants de disparition forcée en Syrie.
Alors que le cas de Rania Al-Abbasi et de sa famille est devenu l'un des dossiers les plus médiatisés de disparition forcée en Syrie, le sort de sa secrétaire et assistante Majdoline El Qadi demeure inconnu, la rendant l'une des milliers de Syriens engloutis par les prisons au cours des années de guerre, ne laissant derrière elle que des questions en suspens et une attente interminable.
Majdoline El Qadi a travaillé comme secrétaire et assistante de la médecin Rania Al-Abbasi, étant l'une de ses proches professionnellement, avant de se retrouver au cœur de l'une des affaires de disparition forcée les plus controversées du pays.
En mars 2013, El Qadi fut arrêtée avec Al-Abbasi dans des circonstances qui restent mystérieuses jusqu'à aujourd'hui, et depuis ce moment, toutes les nouvelles les concernant se sont complètement interrompues, sans que les deux familles ne parviennent à obtenir des informations fiables sur son lieu de détention ou son sort.
Bien que le cas de Rania Al-Abbasi ait suscité un large intérêt médiatique et juridique au cours des dernières années, le nom de Majdoline El Qadi est resté moins présent dans le discours public, malgré sa disparition dans les mêmes conditions et le même jour.
Absence d'informations et incohérences dans les registres
Selon des médias syriens, le nom de Majdoline El Qadi n'est apparu qu'une seule fois dans un dossier des services de renseignement aérien, sans aucune information complémentaire sur son lieu de détention ou son destin, tandis que sa famille est restée pendant toutes ces années sans nouvelles précisant ce qui lui était arrivé.
Les médias ont indiqué que son nom n'est réapparu par la suite qu'une seule fois dans un registre de sécurité limité chez les services de renseignement aérien, sans aucune indication sur son sort ou son lieu de détention.
Avec la chute du régime du président déchu Bachar Al-Assad et la réouverture du dossier des disparus et des personnes disparues de manière forcée, le nom de Majdoline El Qadi a refait surface dans le cadre d'appels croissants à révéler le sort de milliers de Syriens dont les traces ont été perdues dans les centres de détention et les prisons de sécurité au cours des années de guerre.
Réactions larges et appels à la vérité
Son histoire a de nouveau attiré l'attention sur le dossier des disparus de manière forcée en Syrie, après avoir suscité des réactions larges sur les plateformes de médias sociaux, où des activistes et des journalistes ont largement relayé son cas, appelant à connaître son sort après plus de 13 ans de sa disparition.
Ces derniers ont confirmé que son nom est directement lié à l'une des affaires les plus importantes de disparition forcée liée à la médecin Rania Al-Abbasi, dans l'un des dossiers les plus mystérieux des années de guerre, en évoquant la souffrance de milliers de familles syriennes qui attendent encore de connaître le sort de leurs enfants.
Dans ce même contexte, Hassan, le frère de la médecin Rania Al-Abbasi, a déclaré que Majdoline "n'avait aucun lien avec une quelconque activité politique, et n'était qu'une assistante dans la clinique", ajoutant que l'absence de son nom de cette manière reflète l'ampleur du mystère entourant les dossiers d'arrestations forcées en Syrie.
Des témoignages circulants indiquent que Majdoline n'était pas une activiste politique, mais travaillait comme secrétaire et assistante de la médecin Rania Al-Abbasi dans sa clinique à Damas, avant de disparaître avec elle le même jour en mars 2013, dans des circonstances qui restent mystérieuses jusqu'à aujourd'hui.
Les plateformes de médias sociaux échangent des questions douloureuses sur le sort des disparus, tandis que des blogueurs estiment que ce qui est arrivé à Majdoline El Qadi reflète un modèle plus large d'arrestations ayant touché des civils, dont certains ont été arrêtés en raison de soupçons ou d'une similitude de noms, avant que le sort d'un grand nombre d'entre eux ne tombe dans l'inconnu.
Des blogueurs ont estimé que l'histoire de la médecin Rania Al-Abbasi dans sa clinique, accompagnée de son assistante Majdoline El Qadi, évoque des années de travail humanitaire et professionnel, avant de se transformer en l'une des affaires les plus douloureuses de la mémoire syrienne, confirmant que ce qui s'est passé ne résume pas le sort de juste deux personnes, mais reflète la souffrance de milliers de victimes qui ont disparu aux yeux de leurs proches.
Ils ont ajouté que Majdoline El Qadi n'était qu'une simple employée dans la clinique de la médecin Rania Al-Abbasi, sans aucune activité politique ou raison connue de son arrestation, se demandant sur son sort et celui de milliers d'autres cas similaires qui restent inconnus.
Des blogueurs ont conclu que cette histoire représente un exemple de l'étendue de la souffrance de milliers de disparus dont les affaires restent ouvertes jusqu'à aujourd'hui.
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