Israël parviendra-t-elle à entraîner Trump dans une frappe contre l'Iran ?
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Israël parviendra-t-elle à entraîner Trump dans une frappe contre l'Iran ?

SadaNews : Alors que les tensions concernant l'avenir de la guerre contre l'Iran perdurent, Israël est en état d'alerte sécuritaire et militaire maximale, attendant le résultat des discussions en cours entre Washington et Téhéran, selon un responsable israélien cité par la chaîne américaine "CNN".

La chaîne a rapporté que le responsable israélien, dont l'identité est restée inconnue, a exprimé une inquiétude croissante en Israël face à la possibilité que le président américain Donald Trump accepte un "mauvais accord" avec Téhéran.

Selon d'autres sources, la chaîne a indiqué qu'Israël considérerait la guerre contre l'Iran comme "incomplète" en cas d'accord qui laisserait le programme nucléaire iranien partiellement intact, tout en ignorant les questions relatives aux missiles balistiques et au soutien à ses alliés régionaux.

Avant son voyage en Chine, ce mercredi et jeudi, Trump a déclaré que Washington ne cherchait qu'à conclure un "bon accord" avec l'Iran, réaffirmant son refus de voir Téhéran posséder une arme nucléaire.

Quelles sont les inquiétudes d'Israël ?

Les sources ont signalé qu'Israël craignait un accord avec l'Iran avant d'avoir abordé certaines problématiques essentielles qui avaient conduit Washington et Tel Aviv à lancer une deuxième guerre contre l'Iran le 28 février dernier, dont l'enrichissement de l'uranium et le système de missiles balistiques. Les deux parties avaient bombardé des réacteurs nucléaires iraniens lors de la première phase de l'affrontement militaire en juin 2025.

La guerre américano-israélienne contre l'Iran a duré environ 40 jours, avant qu'un cessez-le-feu temporaire et indéfini soit convenu le 7 avril dernier, grâce à une médiation pakistanaise, tandis que les négociations en cours n'ont abouti qu'à un éloignement des positions.

Selon "CNN", la source de l'inquiétude israélienne vient de la spéculation à Tel Aviv selon laquelle les questions des missiles balistiques iraniens et du soutien à leurs alliés régionaux "pourraient avoir été retirées de la table des négociations".

Israël ne cache pas son désir intense de reprendre la guerre contre l'Iran, malgré les pertes humaines et les destructions d'infrastructures causées par les frappes iraniennes lors du dernier conflit.

Dans cette veine, "CNN" a rapporté qu'un responsable israélien a déclaré : "Nous serons heureux si aucun accord n'est trouvé entre les États-Unis et l'Iran, si le blocus du détroit d'Hormuz se poursuit et si l'Iran subit quelques frappes supplémentaires".

Dans une interview avec l'émission "60 Minutes" sur la chaîne américaine "CBS News", diffusée dimanche dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a reconnu que la guerre n'avait pas encore atteint ses objectifs complets, soulignant que la menace posée par les alliés régionaux de l'Iran et son programme de missiles balistiques demeurait présente.

Netanyahu a déclaré qu'Israël avait réussi à affaiblir une partie importante de ces capacités, "mais il reste encore beaucoup à faire", signalant ainsi son désir d'entraîner le président américain Donald Trump dans une nouvelle guerre contre l'Iran.

Quelles alternatives contre l'Iran ?

Une source bien informée a confirmé à "CNN" que les États-Unis et Israël continuaient de coordonner leurs plans militaires potentiels en Iran, incluant des frappes sur les installations énergétiques et les infrastructures, ainsi que des opérations d'assassinat si les discussions échouent.

La chaîne américaine "NBC" a rapporté qu'un responsable américain a déclaré que Trump envisageait plusieurs options pour rouvrir le détroit d'Hormuz et briser le blocus iranien, mais a insisté sur le fait que Trump n'avait donné aucun ordre de reprendre des opérations militaires à grande échelle.

Cela se produit dans un contexte de divisions au sein de l'administration Trump sur la manière de traiter avec l'Iran lors de la prochaine étape, entre une équipe appelant à intensifier la pression sur Téhéran, y compris par des frappes ciblées pour renforcer la position de Washington à la table des négociations, et une autre équipe qui plaide pour la diplomatie afin de donner une chance supplémentaire au processus de négociation, selon un rapport publié par "CNN" hier.

L'armée américaine envisage la possibilité de renommer la guerre contre l'Iran en opération "marteau lourd" si le cessez-le-feu actuel s'effondre et si Trump décide de reprendre les opérations militaires, selon ce que "NBC" a rapporté de sources américaines.

Cela survient après le récent rejet iranien de la proposition américaine lors des négociations en cours médiées par le Pakistan, dans le but de mettre fin à la guerre de manière permanente. Cette réponse avait suscité la colère de Trump, qui l'a qualifiée de "totalement inacceptable".

Quelle est la position de l'Iran face à l'escalade ?

La réponse iranienne s'est concentrée sur la stabilisation de la fin de la guerre sur divers fronts, notamment au Liban, et a inclus des demandes de réparations pour les pertes causées par le conflit, tout en affirmant sa souveraineté sur le détroit d'Hormuz.

L'Iran a également appelé les États-Unis à mettre fin au blocus maritime imposé au détroit et aux ports iraniens, à donner des garanties concernant l'absence de nouvelles attaques, ainsi qu'à lever les sanctions économiques et à mettre fin aux restrictions américaines sur l'exportation de pétrole iranien.

Trump a déclaré que la position de l'Iran sapait l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 7 avril dernier, menaçant de revenir à l'option militaire contre Téhéran, une direction qu'Israël pousse à l'extrême.

En réponse, le front iranien semble déterminé à résister aux deux puissances militaires les plus puissantes, le président du parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ayant récemment affirmé que la Garde révolutionnaire était prête à réagir "avec force et détermination" à toute nouvelle agression.