Liban retire la reconnaissance de l'ambassadeur iranien et lui accorde jusqu'à dimanche pour quitter le pays
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Liban retire la reconnaissance de l'ambassadeur iranien et lui accorde jusqu'à dimanche pour quitter le pays

SadaNews - Le ministère des Affaires étrangères libanais a annoncé, ce mardi, avoir informé le nouvel ambassadeur iranien nommé à Beyrouth qu'il lui retirait son approbation et lui demandait de quitter le pays au plus tard dimanche prochain, une décision qui survient après que des responsables libanais ont accusé le corps des Gardiens de la Révolution iranienne de gérer les opérations du Hezbollah dans la guerre contre Israël.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'il avait convoqué le chargé d'affaires iranien au Liban, Tofiq Samadi Khushkhu, et lui avait annoncé "la décision de l'État libanais de retirer l'approbation de l'ambassadeur iranien nommé, Mohammad Reza Sheybani, et de le déclarer persona non grata, avec demande de quitter le territoire libanais au plus tard dimanche prochain".

Il a ajouté qu'il avait convoqué l'ambassadeur du Liban en Iran, Ahmad Souidan, pour des consultations sur ce que l'État libanais a qualifié "de violation par Téhéran des normes de traitement diplomatique en vigueur entre les deux pays", dans le cadre d'une mesure prise après la décision du gouvernement, suite au déclenchement de la guerre, d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire potentielle du corps des Gardiens de la Révolution iranienne dans le pays.

Le 13 mars en cours, le ministère a convoqué le chargé d'affaires iranien et lui a demandé de fournir des réponses écrites à plusieurs questions liées aux agissements de son pays au Liban.

Issa a fait lors de cette convocation référence à "une série d'exemples prouvant le manque de respect de l'Iran envers les décisions du gouvernement libanais, le dernier en date étant le communiqué du corps des Gardiens de la Révolution iranienne concernant des opérations communes avec le Hezbollah", exigeant "des réponses officielles et écrites à toutes les questions soulevées".

Il a souligné que "les relations avec Téhéran doivent être basées sur l'égalité, la réciprocité et le respect du principe de non-ingérence dans les affaires des autres pays".

Le 15 de ce mois, Israël a mené une attaque à la roquette sur un appartement dans l'hôtel "Ramada" au centre de Beyrouth, faisant quatre morts et dix blessés, Tel Aviv déclarant que le raid visait "une réunion secrète de dirigeants ou d'éléments iraniens affiliés aux Gardiens de la Révolution".

Deux jours plus tard, le représentant de l'Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a déclaré que les victimes étaient des diplomates qui résidaient temporairement à l'hôtel en raison de menaces sécuritaires, précisant que leur présence était connue des autorités libanaises, ce que ces dernières ont nié.

Israël a lancé depuis le 2 mars une agression contre le Liban, après que le "Hezbollah" a attaqué des sites militaires israéliens en réponse aux agressions continues de Tel Aviv sur le Liban depuis novembre 2024, et à l'assassinat du guide iranien Ali Khamenei à Téhéran.

Les frappes israéliennes ont ciblé la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que des zones dans le sud et l'est du Liban.

Israël a également commencé le 3 mars une incursion terrestre limitée dans le sud, après avoir lancé une agression conjointe avec les États-Unis contre l'Iran le 28 février dernier.