La France agit contre les dattes israéliennes au milieu de la révélation des tentatives de manipulation de l'origine
Dernières actualités

La France agit contre les dattes israéliennes au milieu de la révélation des tentatives de manipulation de l'origine

SadaNews - L'association "Euro Palestine", basée en France, a appelé au boycott des dattes exposées dans les marchés français produites par "Israël" dans les territoires palestiniens occupés, mettant en garde les consommateurs contre le piège de la tromperie commerciale exercée par des entreprises israéliennes pour contourner les campagnes de boycott populaire croissantes.

La présidente de l'association, Olivia Zemor, a déclaré dans des commentaires à l'agence Anadolu, que la plus grande partie des dattes de la célèbre marque "Medjool" actuellement exposées dans les magasins français provient de colonies israéliennes illégales ou via des acteurs complices de l'occupation, qui mènent des opérations de tromperie systématiques auprès des consommateurs en dissimulant l'origine réelle de ces produits.

Zemor a précisé que les lois françaises et européennes obligent les vendeurs à divulguer clairement et de manière transparente le pays de production, affirmant que ces lois n'autorisent pas l'utilisation de l'expression "Israël" pour les produits provenant des territoires occupés depuis 1967.

Elle a insisté sur le fait que le boycott de ces produits "a un impact négatif sur l'économie israélienne", en soulignant que certaines entreprises alimentaires multinationales sont également ciblées par le boycott.

Zemor a déclaré que des bénévoles sont actuellement en train de mener des activités éducatives sur le terrain dans les grandes surfaces pour informer les consommateurs de la vérité sur ces produits et les encourager à consommer d'autres alternatives fiables.

Elle a également signalé l'existence de tentatives systématiques de falsification du pays d'origine, car certains emballages indiquent que la production provient de la Jordanie ou du Maroc, alors qu'en réalité, il s'agit de produits issus de l'occupation.

Pour sa part, l'activiste des droits de l'homme français, Bernard Hirslai, a mis ces pratiques dans le cadre des "violations juridiques et commerciales" graves, notant dans des déclarations antérieures à Al Jazeera Net qu'il existe un texte légal européen émis en 2015 qui oblige les producteurs et les importateurs à mentionner explicitement la source des dattes, de sorte qu'il soit précisé qu'elles proviennent des "territoires palestiniens occupés", considérant que se contenter du code-barres (729) lié à "Israël" ne suffit pas pour respecter les exigences légales.

Les militants estiment que l'exploitation commerciale du mois de Ramadan pour vendre des produits des colonies représente un contraste flagrant, car ce commerce génère des profits considérables qui contribuent à financer les politiques d'occupation, alors que les crimes contre les Palestiniens se poursuivent.

Hirslai a décrit cette exploitation comme "le financement du génocide", soulignant que l'occupation s'empare des terres palestiniennes et confisque les ressources en eau pour irriguer les palmiers dont les dattes sont ensuite exportées en Europe, la France et le Royaume-Uni se classant parmi les principaux importateurs.

De son côté, le mouvement mondial de boycott d'Israël "BDS" a appelé à boycotter les dattes israéliennes de manière définitive, en particulier pendant le mois sacré du Ramadan, notant que leur culture constitue l'une des sources de financement des crimes de l'occupation, en plus de son rôle dans "la cristallisation du vol des terres et des eaux et la destruction de l'agriculture palestinienne dans le but de l'exclure et de l'empêcher de concurrencer", notamment avec l'étouffement des agriculteurs palestiniens à travers l'interdiction de vendre des semences de palmier.

Ces actions en France s'inscrivent dans une vague plus large de solidarité européenne, alors que des syndicats de travailleurs dans des pays comme la Belgique ont déjà appelé à ne pas traiter avec les cargaisons ou les voyages liés à l'occupation, affirmant que continuer à faire des affaires avec elle équivaut à une coopération implicite avec le "génocide" et aux violations flagrantes du droit international dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.