Aoun : L'épandage de pesticides toxiques par Israël sur les terres du sud est un crime environnemental et sanitaire
Arabe & International

Aoun : L'épandage de pesticides toxiques par Israël sur les terres du sud est un crime environnemental et sanitaire

SadaNews - Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné aujourd'hui, mercredi, avec "les mots les plus forts", le fait que des avions israéliens ont épandu des pesticides toxiques sur les terres et les vergers de plusieurs villages frontaliers du sud.

Il a ajouté que "cet acte agressif constitue une violation flagrante de la souveraineté libanaise, un crime environnemental et sanitaire contre les citoyens libanais et leur terre, et représente la poursuite des agressions israéliennes répétées contre le Liban et son peuple".

Aoun a confirmé que "ces pratiques dangereuses qui visent les terres agricoles et les sources de revenus des citoyens et menacent leur santé et leur environnement, obligent la communauté internationale et les organisations onusiennes concernées à assumer leurs responsabilités pour mettre fin à ces agressions et protéger la souveraineté libanaise".

Il a demandé au ministère des Affaires étrangères de préparer un dossier documenté en coopération avec les ministères de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Santé publique, en prévision de prendre toutes les mesures juridiques et diplomatiques nécessaires pour faire face à cette agression, et de soumettre des plaintes aux instances internationales concernées".

Dans ce contexte, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, "FINUL", a averti lundi des conséquences des activités aériennes menées par l'armée israélienne dans le sud du Liban, dont le largage d'une substance chimique sur des zones proches de la "ligne bleue". Elle a déclaré qu'il lui était demandé de s'éloigner et de rester à l'intérieur des locaux, ce qui a entravé ses missions et soulevé des préoccupations sanitaires et environnementales.

Elle a indiqué avoir aidé les forces armées libanaises à recueillir des échantillons pour les tester et s'assurer de leur niveau de toxicité. Elle a qualifié cette activité de "inacceptable" et a indiqué qu'elle constitue une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Pour sa part, la ministre libanaise de l'Environnement, Tamara Zain, a déclaré avoir contacté le commandant de l'armée, Rudolf Haikal, après avoir reçu des informations de la ville d'Ayta al-Chaab et de ses environs concernant des avions israéliens effectuant un épandage de substances suspectées d'être des "pesticides".

Zain a déclaré dans un communiqué qu'elle avait demandé à obtenir des échantillons des sites touchés dans le but de les analyser et de connaître la nature de ces matériaux et de suivre le sujet, en soulignant que ce comportement, si la toxicité des matériaux utilisés est prouvée, "n'est pas surprenant" de la part de l'État israélien.

La ministre a également souligné qu'Israël avait incendié, lors de la dernière agression, environ neuf mille hectares (un hectare équivaut à dix mille mètres carrés) au Liban en utilisant du phosphore blanc et des bombes incendiaires.

Elle a considéré cela comme un "génocide environnemental délibéré" visant à saper la capacité des habitants du sud à résister sur leur terre et à assurer les moyens de leur vie.