Le prix du pétrole continue d'augmenter après la montée des tensions entre Washington et Téhéran et la baisse des stocks américains
Économie internationale

Le prix du pétrole continue d'augmenter après la montée des tensions entre Washington et Téhéran et la baisse des stocks américains

SadaNews - Les prix du pétrole ont augmenté pour le deuxième jour consécutif, avec le retour des tensions géopolitiques en première ligne après l'abattage d'un drone iranien près d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie.

Le Brent a atteint environ 68 dollars le baril, après avoir augmenté de 1,6 % lors de la séance de mardi, tandis que le West Texas Intermediate est resté près de 64 dollars. L'incident a suscité l'inquiétude des marchés, mais le président américain Donald Trump a insisté sur le fait que les négociations diplomatiques se poursuivent, tandis que la porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Levitt, a confirmé que les pourparlers américano-iraniens étaient toujours prévus pour vendredi.

Par ailleurs, l'« American Petroleum Institute » a rapporté que les stocks de pétrole aux États-Unis ont diminué de 11,1 millions de barils la semaine dernière, ce qui serait le plus grand retrait depuis juin si les données officielles qui doivent être publiées mercredi sont confirmées.

Dans un autre signe de la montée des tensions, le « commandement central américain » a indiqué que le corps des gardiens de la révolution iraniens avait « harcelé » le pétrolier américain « Stena Imperative » lors de son passage dans le détroit d'Ormuz, un passage vital pour le commerce pétrolier mondial. Le pétrolier est soumis à un programme d'achat de carburant de l'armée américaine.

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Sol Kavounik, analyste principal en énergie chez « MST Marque », a déclaré que « les affrontements concernant le drone et le pétrolier montrent au marché combien la situation est précaire et comment les choses peuvent dégénérer sans avertissement », estimant que le marché a commencé à facturer une prime géopolitique variant entre 5 et 10 dollars par baril en prévision de frappes américaines contre l'Iran.

Les craintes d'un conflit au Moyen-Orient - qui représente environ un tiers des approvisionnements pétroliers mondiaux - ont été l'une des raisons de soutenir les prix le mois dernier, malgré des signes de surabondance de l'offre. Le pétrole est également influencé par les fluctuations qui frappent les marchés des matières premières plus vastes, le or et l'argent ayant connu de fortes baisses avant de récupérer une partie de leurs gains mardi.

D'autre part, l'« OPEP+ » s'attend à ce que la demande mondiale de pétrole commence à se redresser progressivement à partir de mars ou avril, ce qui pourrait contribuer à renforcer l'équilibre du marché, selon les déclarations du vice-premier ministre russe Alexandre Novak. Le groupe prévoit de prendre une décision le 1er mars concernant la reprise des hausses de production mensuelles après leur interruption au cours du premier trimestre.