La Cour suprême examine jeudi une requête demandant l'autopsie du corps d'un jeune homme de Ramla, tué par des balles de l'armée israélienne
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La Cour suprême examine jeudi une requête demandant l'autopsie du corps d'un jeune homme de Ramla, tué par des balles de l'armée israélienne

SadaNews - La Cour suprême de l'occupation israélienne examinera demain jeudi à neuf heures du matin, une requête urgente présentée par le centre "Adala" au nom de la famille du jeune Mou'min Abou Riachi de la ville de Ramla, demandant la réalisation d'une autopsie immédiate de son corps en présence d'un médecin désigné par la famille, et sa remise immédiatement après l'autopsie à ses proches pour qu'il soit enterré à Ramla.

 

Le jeune Abou Riachi a été martyrisé par des balles des forces d'occupation israéliennes le 7 décembre 2025 dans la région de Qalqilya, alors qu'il était assis avec ses amis, selon des témoignages et des sources journalistiques. Près de deux mois après sa mort, les autorités militaires continuent de retenir le corps tout en refusant de procéder à une autopsie ou de fournir une réponse substantielle quant à la base légale de la détention ou à la date de remise du corps, en dépit des demandes répétées de la famille et de son avocat, comme l'indique un communiqué du centre "Adala".

"Adala" a mentionné que la requête a été présentée par l'avocate Hadeel Abou Saleh du centre, en collaboration avec un avocat indépendant mandaté par la famille. Suite à cela, la Cour a pris la décision de fixer une séance d'examen à la date mentionnée, et a contraint l'État à fournir sa réponse à la requête 48 heures au plus tard avant la date de la séance.

La requête demande à la Cour suprême de délivrer une ordonnance conditionnelle obligeant les autorités officielles à fournir des raisons légales pour refuser ou retarder la réalisation d'une autopsie immédiate du corps du jeune Mou'min Abou Riachi afin de déterminer les causes de la mort, en présence d'un médecin désigné par la famille, et de remettre le corps immédiatement après l'autopsie à ses proches, permettant ainsi une inhumation rapide dans sa ville natale selon leurs croyances et rituels religieux.

Elle a également averti que le maintien de la détention du corps sans un fondement légal clair constitue une atteinte à la souveraineté du droit et aux droits fondamentaux de la famille, ainsi qu'une grave violation de son droit de connaître les circonstances et les causes de la mort, sans compter l'entrave au principe d'engagement à révéler la vérité et à mener une enquête efficace sur les circonstances du meurtre.

L'avocate Hadeel Abou Saleh, qui a présenté la requête et plaide devant la Cour, a déclaré que "les actions du procureur militaire et son mépris pour les correspondances de la famille constituent un comportement inacceptable et une atteinte manifeste à la dignité et aux droits constitutionnels de la famille. Jusqu'à présent, la famille attend encore une réponse substantielle pour la première fois, et la réponse de l'État présentée à la Cour pourrait être la première vraie réponse qu'elle reçoit. Nous plaiderons donc devant la Cour pour empêcher la poursuite de la violation des droits de la famille".