L'ONU rétablit les sanctions contre l'Iran après 10 ans de levée
SadaNews - La nuit dernière, l'ONU a rétabli les sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire via le mécanisme connu sous le nom de "snap back".
Les sanctions de l'ONU contre l'Iran ont été réactivées après l'expiration du délai du "mécanisme de verrouillage" lancé par Paris, Londres et Berlin à la fin d'août, en raison du non-respect par Téhéran de ses obligations relatives à son programme nucléaire.
Suite à l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU et à l'échec de la Russie et de la Chine, vendredi, à prolonger le délai, des sanctions strictes, allant d'un embargo sur les armes à des mesures économiques, sont entrées en vigueur automatiquement à 20h00 (heure de New York), après dix ans de levée.
La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont salué le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, appelant Téhéran à "s'abstenir de toute action escalatoire".
Les ministres des affaires étrangères des pays de la "troïka européenne" ont déclaré dans un communiqué commun : "Nous appelons l'Iran à s'abstenir de toute action escalatoire et à revenir à ses engagements".
Ils ont ajouté que les trois pays "continueront à travailler avec toutes les parties pour parvenir à une solution diplomatique garantissant que l'Iran n'obtienne pas d'armes nucléaires".
Quelles sanctions ont été rétablies contre Téhéran ?
Les sanctions se concentrent sur les entreprises, organisations et individus contribuant directement ou indirectement aux programmes nucléaires de l'Iran ou au développement de ses missiles balistiques, y compris la fourniture d'équipements, d'expertises ou de financements. Les mesures comprennent :
- L'interdiction de vendre ou de transférer des armes conventionnelles à l'Iran.
- L'interdiction d'importations et d'exportations ou de transfert de composants ou technologies liées aux programmes nucléaires et balistiques.
- Le gel des avoirs d'entités et d'individus liés à ces programmes à l'étranger.
- L'interdiction de voyager vers les pays membres de l'ONU pour les personnes impliquées dans des activités nucléaires interdites.
- La restriction d'accès aux établissements bancaires et financiers pouvant soutenir ces programmes.
En plus des sanctions de l'ONU, l'Union européenne pourrait réimposer des sanctions distinctes visant à frapper l'économie iranienne pour presser Téhéran à se conformer, pas seulement à stopper son activité nucléaire. Les sociétés de transport devraient subir d'importantes conséquences en raison de ces sanctions.
Cela survient dans un contexte de craintes occidentales concernant la possibilité que l'Iran possède des armes nucléaires, ce que Téhéran dément vigoureusement, affirmant son droit à développer un programme nucléaire à des fins civiles.
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