SadaNews spécial : La Banque Discount israélienne décide de mettre fin à ses relations avec les banques palestiniennes
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SadaNews spécial : La Banque Discount israélienne décide de mettre fin à ses relations avec les banques palestiniennes

SadaNews spécial : Dans une démarche susceptible d'accroître les pressions et les défis auxquels le secteur bancaire en Palestine est confronté, ainsi que de lui imposer des charges opérationnelles et financières supplémentaires, la décision de la Banque Discount israélienne d'informer les banques palestiniennes de son intention de mettre complètement un terme à la relation bancaire dans un délai de 90 jours a suscité de vastes interrogations quant aux arrières de cette démarche et à ses véritables motivations, surtout compte tenu de l'importance vitale que représente cette relation pour la continuité des paiements, du commerce et des transferts financiers entre les deux parties.

La banque avait informé les banques opérant en Palestine début juin 2026, coïncidant avec une prolongation des accords de correspondance bancaire d'une période de deux semaines qui se termine le 14 juin courant, sur la base d'une lettre de garantie émise par le ministère des Finances israélien, qu'elle envisagerait de ne plus traiter avec elles définitivement après l'expiration du délai de quatre-vingt-dix jours, selon ce qu'a appris SadaNews.

Dans une tentative de comprendre les arrières de cette décision, "SadaNews" a effectué une révision de la structure de propriété de la Banque Discount, de sa direction exécutive et de son conseil d'administration, et a également examiné la possibilité d'une relation directe ou indirecte avec le ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich, qui mène depuis des années une politique stricte envers l'Autorité palestinienne et le secteur bancaire palestinien.

La révision a montré qu'il n'existe aucune relation connue entre Smotrich et la direction de la banque ou son conseil d'administration ou ses principaux actionnaires, et qu'il n'y a pas d'indications suggérant qu'il exerce une influence directe au sein de l'institution bancaire, selon la revue du département de traduction hébraïque de l'agence SadaNews. Au contraire, les faits indiquent que la Banque Discount fait partie des entités souvent affectées par les politiques du ministre des Finances israélien au cours des dernières années.

La banque, comme les autres banques israéliennes, a fait face à des pressions réglementaires et financières croissantes, notamment l'imposition de taxes supplémentaires sur les bénéfices du secteur bancaire, en plus d'une continuité d'incertitude liée au dossier des relations bancaires avec les banques opérant en Palestine, où Smotrich a accoutumé à prolonger les garanties gouvernementales pour de courtes périodes consécutives, variant entre semaines et mois, maintenant ainsi les banques israéliennes face à des risques juridiques et opérationnels constants, tout comme c'est le cas pour les banques opérant en Palestine.

La banque a également affronté des défis supplémentaires liés à ses opérations en Israël, y compris des critiques et des pressions internationales concernant l'activité bancaire dans les colonies israéliennes, des dossiers qui ont accru les risques juridiques et de réputation auxquels sont confrontées les institutions financières israéliennes.

Sur la base de ces données, le rédacteur en chef de l'agence SadaNews estime que la décision de Discount pourrait ne pas résulter d'une instruction directe de Smotrich, mais plutôt refléter un état d'épuisement et de manque de volonté de continuer dans un environnement de travail caractérisé par l'instabilité et le manque de clarté. La dépendance continue vis-à-vis des prolongations à court terme des garanties gouvernementales place la banque dans une situation permanente de risques, ce qui pourrait l'amener à chercher une issue définitive à cette relation.

Dans ce cadre, la récente démarche de la banque peut être interprétée comme un message clair aux décideurs en Israël indiquant que la gestion des relations bancaires avec les banques opérant en Palestine à travers des prolongations temporaires et répétées n'est plus acceptable d'un point de vue commercial et bancaire, et que le secteur bancaire israélien est désormais à la recherche de solutions plus stables et claires garantissant la protection de ses intérêts juridiques et financiers à long terme.

La question la plus pertinente demeure : la décision de Discount marque-t-elle le début d'une tendance plus large au sein du secteur bancaire israélien à reconsidérer ses relations avec les banques palestiniennes, notamment la Banque Hapoalim, ou s'agit-il simplement d'une démarche de pression visant à inciter le gouvernement israélien à prendre une décision plus stable concernant l'avenir de ces relations ?

La décision de la Banque Discount revêt une importance exceptionnelle puisque la banque, aux côtés de la Banque Hapoalim, constitue la colonne vertébrale des relations bancaires entre Israël et la Palestine, gérant la plupart des relations de correspondance bancaire avec les banques opérant en Palestine, y compris le règlement des paiements en shekels et les transferts d'argent ainsi que les transactions commerciales entre les deux parties, tout enchargeant l'excédent de shekels israéliens qui pèse sur les banques palestiniennes.

La Banque Discount est l'une des plus grandes groupes bancaires en Israël, fondée en 1935 et classée parmi les cinq plus grandes banques israéliennes en termes d'actifs et d'activité bancaire. La Banque Hapoalim, fondée en 1921, est considérée comme la plus grande ou la deuxième plus grande banque en Israël en fonction de la taille des actifs et des dépôts au cours des dernières années, ayant une large présence sur le marché bancaire israélien et international.

Par conséquent, tout changement dans la politique de ces deux banques envers les banques palestiniennes n'est pas perçu comme une décision bancaire ordinaire, mais comme un développement qui pourrait avoir des répercussions directes sur la dynamique du commerce et des transferts financiers entre la Palestine et Israël. C'est ici que l'importance des signaux véhiculés par la position récente de la Banque Discount se révèle, pouvant refléter un état croissant de mécontentement au sein du secteur bancaire israélien vis-à-vis de la politique de prolongations temporaires et répétées qui régit la relation bancaire avec la partie palestinienne.