Rapport hébreu : La maison d'investissement s'attend à ce que la Banque d'Israël mette fin à l'effondrement du dollar
Économie locale

Rapport hébreu : La maison d'investissement s'attend à ce que la Banque d'Israël mette fin à l'effondrement du dollar

Traduction Économie Sada - Les secteurs économiques sous l'occupation font face à une forte turbulence suite à la chute brutale du taux de change du dollar, atteignant le seuil de 2,9 shekels, un niveau qui menace désormais des secteurs vitaux de paralysie. Avec une augmentation de la valeur de la monnaie locale d'environ 20 % au cours de l'année écoulée, les demandes des exportateurs pour une intervention immédiate se sont intensifiées, tandis que la Banque d'Israël et le ministère des Finances persistent dans une politique de "neutralité", soulevant de grandes questions sur les forces cachées poussant le shekel à cette agression.

Un rapport hébreu publié par le journal Globes, et traduit par Économie Sada, révèle que les institutions financières israéliennes ont été le moteur principal de cette fluctuation, ayant considérablement réduit leurs investissements en devises étrangères et vendu des quantités record de dollars, atteignant environ 29 milliards de dollars au cours des trois derniers trimestres. Ce changement stratégique s'inscrit dans le cadre des activités de "couverture" pour réduire l'exposition aux devises fortes.

Ce mécanisme fonctionne selon une équation liée à "Wall Street" : plus les prix des actions américaines augmentent, plus la valeur des actifs en dollars des investisseurs institutionnels augmente. Pour maintenir l'équilibre de leurs portefeuilles (déterminé par exemple à 20 %), ils sont contraints de vendre d'énormes quantités de dollars sur le marché local, ce qui entraîne une étrange anomalie : plus les actions américaines se redressent, plus la pression sur le dollar local augmente et la valeur du shekel s'élève, selon la traduction d'Économie Sada.

Le facteur qualitatif de cette crise est le bond énorme dans la taille du portefeuille d'actifs du public, qui a crû de 80 % en six ans, dépassant aujourd'hui le seuil de 7 billions de shekels. Cette taille massive a fait qu'un changement minime dans les politiques des investisseurs institutionnels a un impact multiplié et violent sur le marché des changes, comparé aux années passées lorsque les actifs étaient de plus petite taille, comme traduit par Économie Sada.

L'équation "Wall Street" et le shekel en chiffres :

Les investisseurs institutionnels gèrent des actifs dépassant le trillion de dollars.

200 milliards de dollars de ceux-ci sont investis dans des actions étrangères.

Chaque augmentation de 1 % de l'indice "Nasdaq" oblige ces institutions à vendre environ 1,5 milliard de dollars à des fins de couverture.

Depuis le début de l'année, le "Nasdaq" a augmenté d'environ 13 %, ce qui s'est traduit par la vente de plus de 20 milliards de dollars sur le marché local.

Comme traduit par Économie Sada à partir du rapport hébreu, il est apparu, en parallèle aux politiques des institutions, une évolution dans les tendances du public vers des "fonds d'épargne en actions" qui se concentrent sur le marché local et bénéficient d'une protection contre les fluctuations des changes. Au cours de l'année écoulée (avril 2025 - mars 2026), environ 35 milliards de shekels ont été injectés dans ces voies, en même temps que la baisse de la popularité des investissements dans les indices (S&P 500) qui étaient auparavant dominants.

Le secteur des "technologies avancées" (hi-tech) a également contribué à renforcer le shekel, avec une augmentation de ses exportations de 15 % sur une base annuelle, ce qui a accru l'excédent du compte courant. Ces facteurs, combinés à la baisse de la "prime de risque" après le cessez-le-feu avec l'Iran et à l'augmentation du taux d'intérêt réel en Israël par rapport aux États-Unis, ont créé une "tempête parfaite" qui a soutenu la force du shekel de manière sans précédent.

Face à cette érosion des bénéfices des secteurs commerciaux, les regards se tournent vers la réunion imminente de la « Banque d'Israël » prévue pour le 25 mai prochain. Bien que des prévisions d'une baisse des taux d'intérêt de 25 points de base soient attendues, les experts estiment que cette mesure ne sera pas suffisante à elle seule.

Le rapport a présenté plusieurs scénarios d'intervention, notamment :

Un programme d'achat de bonds gouvernementaux concomitamment à une baisse des taux pour multiplier l'impact.

L'achat actif de devises étrangères : c'est l'option la plus problématique de peur des critiques américaines sur "la manipulation de la monnaie" et pour éviter d'augmenter l'inflation.

Pour sa part, la société d'investissement « Leader Capital Markets » a indiqué que l'intervention est imminente, comparant la situation actuelle à celle de la période de la pandémie de coronavirus (2020-2021) lorsque la banque a acheté des dizaines de milliards de dollars. La société a confirmé que les "répercussions de la guerre prolongée" et la croissance rapide du secteur technologique nécessitent une action urgente pour protéger la compétitivité de l'économie, exhortant la « Banque d'Israël » à traiter le marché des changes comme un "problème structurel" et non comme un outil monétaire temporaire, et à agir "avant l'heure prévue" pour éviter une catastrophe économique.