
Le secteur bancaire palestinien sous le feu des critiques.. tandis que de grandes entreprises réalisent des bénéfices en silence sans divulguer leurs données financières
Économie spéciale de SadaNews : alors que le secteur bancaire palestinien fait face à une large critique populaire après la publication de ses bénéfices annuels via la Bourse de Palestine, des grandes entreprises palestiniennes continuent de réaliser des bénéfices colossaux en silence, sans divulguer leurs données financières ou apporter une contribution sociale significative.
Ces entreprises, qui sont légalement classées comme "familiales", bénéficient de l'absence de législations contraignantes pour la divulgation, même si elles récoltent des millions de shekels chaque mois dans les poches des citoyens et dominent des secteurs vitaux comme les produits laitiers, la viande, les glaces, l'or et le fer, en plus d'autres domaines.
D'un autre côté, le secteur bancaire palestinien est contraint à une transparence totale, inscrivant ses données financières à la Bourse de Palestine, et contribuant au soutien de la communauté palestinienne par des prêts, des dons et le financement de projets d'infrastructure. Malgré des bénéfices modestes par rapport à la taille des dépôts, il reste sous le feu des critiques, tandis que les grandes entreprises familiales échappent à toute responsabilité.
Des entreprises qui gagnent des millions... sans divulguer
En comparaison, il existe de grandes entreprises palestiniennes opérant dans les secteurs des produits laitiers, de la viande, des glaces, de l'or et du fer, qui réalisent des bénéfices mensuels de millions de shekels, sans divulguer leurs données financières ni apporter de responsabilité sociale significative. Ces entreprises sont classées légalement comme "familiales" et non comme des sociétés cotées, ce qui les exempte des obligations de divulgation.
Par exemple, certaines entreprises laitières palestiniennes commercialisent leurs produits en Israël et réalisent d'énormes bénéfices. En revanche, l'entrée de produits israéliens comme "Tnuva" et "Strauss" sur le marché palestinien est permise.
De même, des entreprises de glaces et d'autres entreprises alimentaires palestiniennes pénètrent également le marché israélien et y réalisent de gros bénéfices, mais ne divulguent pas leurs données et ne présentent aucune contribution sociale. Le commerce de l'or, qui est l'un des secteurs les plus rentables, ne fournit aucune transparence financière ou sociale, malgré son impact direct sur l'économie locale.
Problème législatif ou absence de volonté ?
La loi palestinienne n'oblige que les sociétés cotées à divulguer leurs informations financières, tandis qu'elle ne contraint pas les entreprises "familiales" à le faire, même si leurs bénéfices dépassent ceux de quatre banques réunies selon le rédacteur des affaires économiques de l'agence SadaNews. Bien qu'il existe une loi au ministère de l'économie qui permet de transformer les entreprises familiales en sociétés cotées si certaines conditions sont remplies, son application n'est pas contraignante, laissant ainsi la porte ouverte à l'évasion de la transparence.
Pire encore, ce que SadaNews a révélé est que la nouvelle loi sur les sociétés ne prévient pas les entreprises cotées en bourse de se transformer en sociétés à responsabilité limitée, ce qui s'est déjà produit avec deux entreprises depuis son entrée en vigueur, menaçant l'avenir de la divulgation financière en Palestine.
Bénéfices modestes malgré l'ampleur des dépôts
Selon les données officielles, le total des bénéfices du secteur bancaire palestinien s'élevait à seulement 46 millions de dollars dans la première moitié de l'année 2025, par rapport à un capital social de 1 milliard de dollars, ce qui représente un pourcentage inférieur à 4,5%.
Les banques sont parmi les institutions les plus transparentes dans la divulgation de leurs données financières, étant soumises à une supervision directe de l'Autorité monétaire palestinienne, et inscrivant régulièrement leurs résultats à la Bourse de Palestine.
Cependant, le rôle du secteur bancaire ne se limite pas à réaliser des bénéfices, il est considéré comme l'un des piliers de l'économie palestinienne, et parfois perçu comme un "gouvernement parallèle", car il accorde des prêts au gouvernement et au secteur privé, fait des dons à Gaza, et accorde des prêts aux citoyens pour acheter des maisons et des véhicules, tout en contribuant à la construction d'écoles et à l'asphaltage des routes, et en finançant divers projets de développement.
Malgré ce rôle vital, il demeure la cible d'attaques populaires, peut-être parce qu'il fait partie des rares secteurs à divulguer ses bénéfices et sa responsabilité sociale, contrairement à d'autres secteurs majeurs qui choisissent le silence.
Quel est le rôle du ministère de l'économie ?
Le ministère de l'économie nationale palestinien est l'autorité responsable de la régulation de ce domaine, mais il n'a pas encore agi pour forcer les grandes entreprises à devenir des sociétés cotées, bien que l'Autorité monétaire palestinienne en oblige les banques depuis leur création, et cette obligation s'applique également aux compagnies d'assurance.
Il est à noter que l'absence de législations contraignantes menace l'avenir des entreprises familiales, qui se fragmentent souvent lorsqu'elles passent de la première à la deuxième génération, ce qui affaiblit l'économie nationale et prive le pays d'institutions solides qui pourraient contribuer au développement durable.
Dans ce contexte, le citoyen palestinien a le droit de savoir quelle responsabilité sociale les entreprises qui réalisent des bénéfices à partir de ses poches offrent, et de traiter tous les secteurs économiques selon des normes de transparence uniformes, loin des classifications juridiques utilisées comme prétexte pour échapper à la divulgation.
Plusieurs questions se posent alors : Le ministère de l'économie prendra-t-il des mesures pour corriger ce problème ? Le gouvernement initiera-t-il des actions pour imposer la transparence à tous ? Ou le secteur bancaire restera-t-il seul sous le feu des critiques, tandis que d'autres entreprises continuent de récolter des bénéfices en silence ?
Le rédacteur des affaires économiques de l'agence SadaNews a tenté à plusieurs reprises de contacter le surveillant des sociétés au ministère de l'économie palestinien pour lui poser ces questions et clarifier au public le point de vue juridique du ministère de l'économie, mais sans réponse.

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