Entre le silence de l'opposition et le contenu des décrets présidentiels... qui révisera le nouveau système juridique des élections palestiniennes ?
Dans les systèmes constitutionnels, les positions politiques ne se mesurent pas seulement à ce que les parties déclarent à travers leurs slogans, mais aussi aux conséquences juridiques résultant de leurs choix. Un acteur politique peut rejeter un texte légal, mais se trouve cependant, en interagissant avec ses résultats ou en s'engageant dans les mécanismes qu'il a créés, à lui conférer une légitimité opérationnelle qu'il n'a pas envisagée. C'est ici que réside l'un des problèmes les plus complexes de la phase palestinienne actuelle, où la question ne concerne plus simplement l'appel à de nouvelles élections, mais la nature du système juridique établi par les derniers décrets présidentiels et les résultats constitutionnels découlant de la participation à ces élections.
Au cours des derniers jours, le discours politique palestinien s'est concentré sur le suivi des positions des forces et factions concernant les décrets présidentiels relatifs aux élections du Conseil législatif et du Conseil national, ainsi que sur les modifications apportées à la loi électorale. Cependant, la plupart des débats sont restés prisonniers de la question politique traditionnelle... qui soutient les élections et qui s'y oppose ? Tandis que la question plus profonde, et peut-être plus problématique, liée à la signification de la participation aux élections selon le nouveau système juridique, a été négligée. Quelles seront les conséquences de ce système sur la structure même de l'Organisation de libération de la Palestine ?
Les derniers décrets présidentiels ne se limitent pas à fixer une date ou une méthode pour la tenue des élections du Conseil législatif, mais redéfinissent également la relation juridique entre les institutions de l'Autorité palestinienne et celles de l'Organisation de libération, en stipulant que les membres du Conseil législatif élus de la Cisjordanie et de la bande de Gaza deviennent, de plein droit, membres du Conseil national palestinien. Ainsi, les élections du Conseil législatif ne sont plus simplement une obligation liée aux institutions de l'Autorité, mais constituent au fond une partie d'un mécanisme de reformulation du plus haut organe législatif au sein de l'Organisation de libération de la Palestine.
C'est ici qu'émerge une problématique qui mérite d'être examinée, car malgré l'opposition de la plupart des forces de l'opposition palestinienne à la démarche unilatérale de promulgation des décrets, et malgré leur critique des modifications législatives adoptées par des décisions présidentielles, elles n'ont pas en contrepartie exprimé un rejet explicite de cette nouvelle construction juridique, et n'ont pas non plus émis de position claire sur le texte reliant la membership du Conseil législatif à celle du Conseil national. En même temps, elles continuent d'affirmer leur soutien de principe à la tenue d'élections globales, les considérant comme une entrée pour mettre fin à la division et renouveler les légitimités.
Cependant, le problème ne s'arrête pas là, car les décrets et décisions en vertu de la loi n'ont pas seulement établi un nouveau mécanisme électoral, mais ont proposé un cadre législatif et politique intégré, qui impose à quiconque désire s'y opposer ou l'accepter de le traiter comme une unité entière, et non de sélectionner ce qui correspond à son discours politique tout en ignorant le reste.
L'opposition palestinienne s'est concentrée dans ses déclarations et communiqués sur le rejet de l'unilatéralisme dans la promulgation des décrets, la nécessité d'un dialogue national et l'appel à un partenariat politique, des exigences que personne ne conteste quant à leur légitimité. Mais la question qui n'a pas encore été posée est... Est-ce suffisant de s'opposer à la manière dont les décrets ont été promulgués tout en gardant le silence sur leur contenu ? Est-il suffisant d'annoncer son soutien aux élections sans réviser le cadre juridique et politique dans lequel elles auront lieu ?
Une lecture attentive des décrets et modifications législatives révèle qu'ils ne régulent pas seulement le processus de vote, mais redéfinissent également un certain nombre de concepts constitutionnels et politiques qui régissent le système politique palestinien. Ils déterminent qui est l'électeur, qui est le candidat, comment se forment les institutions, quelle est la relation entre le Conseil législatif et le Conseil national, quelles sont les références juridiques régissant le processus électoral, et quel est le cadre politique dans lequel les institutions élues travailleront après l'annonce des résultats.
Ici, la première question à poser aux forces de l'opposition palestinienne se pose... Si ces forces ont rejeté les accords d'Oslo pendant de nombreuses années, considérant qu'ils ont contraint le projet national palestinien et transformé l'Autorité palestinienne en une autorité contrainte par l'occupation, comment interprètent-elles aujourd'hui un système électoral qui, dans son essence, opère encore au sein du cadre juridique et politique engendré par ces accords ? Est-il suffisant de parler de tenir des élections en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem, sans remettre en question la référence qui fait de cette géographie seule le champ d'application du processus électoral, tandis que des millions de Palestiniens dans la diaspora restent en dehors de l'équation électorale directe ?
La question ici n'est pas le rejet des élections, ni la négation de l'importance du renouvellement des légitimités, mais une question relative à la nature même de la légitimité. Est-il permis de reformer une institution nationale unifiée, à savoir le Conseil national palestinien, à travers des élections qui se déroulent dans les limites de la juridiction que les accords d'Oslo ont conférées à l'Autorité palestinienne ? Peut-on combiner une institution représentant le peuple palestinien à tous ses endroits d'existence et une institution qui a été fondamentalement créée pour gérer les affaires des populations en Cisjordanie et dans la bande de Gaza dans le cadre de dispositions politiques et juridiques spécifiques ?
Cela soulève une question tout aussi importante concernant ce que les modifications législatives ont inclus comme références politiques et juridiques. L'opposition s'est intéressée à discuter du moment des élections et de leurs mécanismes, mais elle n'a jusqu'à présent pas formulé de position claire sur les conditions politiques entourant le processus électoral, ni sur les renvois aux accords signés, ni aux références qui parlent des obligations internationales et des décisions de la légitimité internationale. Ces textes doivent-ils être considérés comme de simples déclarations dépourvues d'effet, ou font-ils partie du cadre juridique qui limitera à l'avenir le fonctionnement des institutions élues ? Si l'opposition déclare son rejet politique de ces références, pourquoi ce rejet ne se manifeste-t-il pas clairement dans son discours concernant les décrets électoraux ?
Le problème ne se limite pas aux références juridiques ou politiques, mais s'étend également à la nature du changement que les décrets ont introduit dans la structure du système politique palestinien. L'opposition palestinienne, tout en brandissant le slogan du partenariat national et de la reconstruction de l'Organisation de libération, semble ne pas avoir suffisamment réfléchi à la partie la plus dangereuse de ces décrets, qui est le transfert d'une partie du processus de reformulation du Conseil national dans l'urne du Conseil législatif. Ce n'est pas une question procédurale, mais un changement constitutionnel et politique profond, car le Conseil national, en tant que parlement de l'Organisation de libération, n'a jamais été à aucun moment un prolongement du Conseil législatif, ni son adhésion une conséquence automatique de l'adhésion à toute autre institution... Le danger de ce changement ne réside pas seulement dans son contenu, mais aussi dans ses effets futurs. Si les élections du Conseil législatif sont tenues conformément aux décrets en vigueur, leurs résultats ne se limiteront pas à établir une institution des organes de l'Autorité palestinienne, mais produiront, de plein droit, des membres du Conseil national pour la Cisjordanie et la bande de Gaza. Ici émerge une question que l'opposition ne peut ignorer... Peut-on s'opposer à la manière dont le décret a été émis, puis accepter pratiquement sa principale conséquence ? Est-il suffisant de dire que la participation vise à renouveler les légitimités, alors que ce renouvellement conduit, dans le même temps, à la reformulation d'une institution nationale suprême selon des règles qui n'ont pas encore fait l'objet d'un consensus national ?
Peut-être est-il frappant de noter que le discours d'opposition s'est presque entièrement concentré sur la nécessité de conduire des élections globales, mais n'a pas précisé au public ce que signifie cette globalité. Cela implique-t-il des élections pour le Conseil législatif, la présidence et le Conseil national, chacune selon son système juridique indépendant ? Ou signifie-t-il accepter la nouvelle formule qui fait des élections du Conseil législatif la voie légale pour établir les membres du Conseil national à l'intérieur de la Palestine ? La différence entre les deux n'est pas simplement linguistique, mais touche à l'essence même du système politique palestinien...
Et si l'opposition a, à juste titre, appelé à un dialogue national avant la promulgation des décrets, la question qui se pose est... Pourquoi n'a-t-elle pas fait de la révision des textes relatifs au Conseil national une condition essentielle pour ce dialogue ? Pourquoi n'a-t-elle pas clairement déclaré que la reconstruction de l'Organisation de libération ne peut se faire par le biais d'un texte légal émis par une décision présidentielle, mais à travers un consensus national global qui détermine d'abord la nature du Conseil national, son rôle et ses mécanismes de formation ?
De plus, le problème ne concerne pas seulement le Conseil national, mais s'étend également au cadre politique dans lequel les élections elles-mêmes se dérouleront. Le processus électoral, comme cela a toujours été depuis la création de l'Autorité palestinienne, est lié à la géographie de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem, qui a été définie par les accords d'Oslo comme étant le domaine de compétence de l'Autorité palestinienne. Ici, la question devient plus délicate... L'opposition considère-t-elle toujours que ce cadre est temporaire, imposé par une période de transition qui s'est terminée il y a des années, ou le considère-t-elle désormais comme le cadre naturel et permanent du processus politique palestinien ?
Les forces d'opposition ont pris l'habitude, pendant de nombreuses années, de critiquer les accords d'Oslo, les considérant comme la principale raison de la fragmentation des terres palestiniennes, de la séparation entre les institutions de l'Organisation de libération et les institutions de l'Autorité, et de la soumission de la décision nationale à un ensemble d'engagements politiques et sécuritaires. Toutefois, il est à noter qu'aujourd'hui, cette critique semble presque absente lorsqu'il s'agit des décrets électoraux, comme si les élections étaient devenues une question distincte du contexte juridique et politique qui les régit...
Il en va de même pour la ville de Jérusalem. Depuis des années, le même débat se répète concernant la participation des Jérusalémites, ainsi que l'exigence d'un accord de l'occupation sur des arrangements particuliers pour tenir les élections dans la ville. À chaque échéance électorale, la volonté israélienne redevient un facteur décisif pour déterminer le sort du processus électoral dans son ensemble. Cependant, l'opposition n'a jusqu'à présent présenté aucune vision juridique ou politique alternative qui dépasse ce dilemme, ni qui libère le droit national de l'esclavage aux positions israéliennes. Est-il raisonnable que la formation des institutions du peuple palestinien, y compris le Conseil national, reste suspendue à une décision d'occupation ? Si la réponse est négative, où est l'alternative que défendent les forces d'opposition ?
Une autre question d'importance égale et d'importance se pose également, celle des Palestiniens de la diaspora. Si le Conseil national est l'institution censée représenter le peuple palestinien dans tous ses lieux d'existence, comment peut-on le reformer par des élections qui ne se déroulent de manière effective que dans la Cisjordanie et la bande de Gaza, laissant des millions de Palestiniens en dehors du processus électoral direct ? Est-il suffisant de parler de quotas ou de mécanismes de nomination pour résoudre ce déséquilibre, ou cela nécessite-t-il un débat national complet sur le concept même de représentation ?
Ces questions ne visent pas à diminuer l'importance des élections, ni à mettre en doute les intentions des forces politiques, mais cherchent à attirer l'attention sur le fait que les derniers décrets ne régulent pas uniquement les élections, mais établissent une nouvelle phase dans la structure du système politique palestinien. Par conséquent, leur opposition ou leur soutien ne devrait pas se limiter à des slogans généraux, mais s'étendre à chaque texte et chaque effet légal qui en résulte...
Peut-être que le plus dangereux qui puisse se produire à cette étape est que le silence se transforme en position, et que l'absence d'opposition à certains textes soit interprétée comme une acceptation. En effet, la loi ne lit pas les intentions, mais lit les faits, et les faits disent que la participation à tout processus électoral qui se déroule en vertu d'un système légal en vigueur implique, en pratique, de traiter avec ses conséquences, à moins que les participants n'annoncent clairement et explicitement leurs réserves, ou ne conditionnent leur participation à la modification de ces textes avant de commencer leur mise en œuvre...
C'est pourquoi l'opposition palestinienne est aujourd'hui appelée, avant de demander la tenue des élections, à répondre à des questions plus fondamentales... Accepte-t-elle de voir continuer la référence juridique et politique issue des accords d'Oslo, même de manière indirecte ? Accepte-t-elle de transformer le Conseil législatif en un passage pour reformer le Conseil national ? Quelle est sa position sur les textes qui évoquent les accords signés et les références internationales comme étant une partie de l'environnement légal en matière de processus politique ? Ensuite, comment concilie-t-elle son rejet politique de ces références avec sa volonté de participer à un processus électoral organisé par un système juridique qui évolue toujours en son sein... ??
Répondre à ces questions n'est plus un luxe intellectuel, mais une nécessité nationale et légale, car la question ne se limite plus aux élections, mais plutôt à la redéfinition du système politique palestinien lui-même, ainsi qu'aux limites de la relation entre l'Autorité palestinienne et l'Organisation de libération, entre la légitimité électorale et la légitimité nationale, et entre les exigences de la phase de transition engendrée par Oslo et les exigences du projet de libération nationale qui est censé les dépasser et non les reproduire sous une nouvelle forme...
Il convient de noter que la phase palestinienne actuelle ne ressemble pas aux phases précédentes. Le système politique palestinien vit aujourd'hui l'une de ses périodes les plus fragiles depuis la création de l'Autorité palestinienne, tandis que l'Organisation de libération palestinienne traverse une crise de représentation, de fonction et de rôle, dans le cadre d'une guerre ouverte contre l'existence palestinienne, avec une montée sans précédent des projets d'annexion, de déplacement et de colonisation, et des tentatives continues pour liquider la question palestinienne, notamment en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem occupée. Dans de tels moments historiques, il n'est pas approprié de traiter les textes législatifs comme de simples arrangements procéduraux, car ils peuvent devenir des outils de reformulation de l'ensemble du système politique.
C'est pourquoi la question ne porte pas sur le droit du président d'émettre des décrets ou sur la position de tel ou tel groupe à leur égard, mais sur le fait que les derniers décrets, avec les modifications et décisions qu'ils comportent, ont dépassé l'organisation des élections pour redéfinir la relation entre l'Autorité palestinienne et l'Organisation de libération, entre le Conseil législatif et le Conseil national, et entre la légitimité électorale et la légitimité nationale. Ces transformations ne peuvent pas simplement être approuvées par un décret présidentiel, et il ne doit pas devenir un fait accompli que les forces politiques s'occupent de la date des élections ou de leur forme, tout en négligeant leur contenu et leurs effets...
De ce fait, la critique adressée à l'opposition palestinienne ne découle pas d'un rejet de l'idée des élections ou d'un plaidoyer pour le renouvellement des légitimités, mais d'une certaine limitation de son discours à la demande de élections, sans élever ce discours à la responsabilité du système légal et politique sous lequel ces élections auront lieu. L'opposition, tout en exigeant un partenariat national, ne nous a pas clairement indiqué comment elle perçoit le texte qui fait des membres élus du Conseil législatif des membres du Conseil national. Elle ne nous a pas non plus expliqué comment elle peut concilier son rejet historique des accords d'Oslo avec sa participation à une opération électorale qui continue d'évoluer au sein du cadre juridique et politique engendré par ces accords. De plus, elle ne nous a pas encore dit comment elle envisage de traiter les renvois juridiques aux accords signés, ou avec les références à la légitimité internationale, qui ont constitué, au fil des décennies, l'un des axes les plus importants de sa critique politique...
Et surtout, l'opposition n'a pas encore répondu à la question concernant le peuple palestinien lui-même. Si le Conseil national est l'institution qui représente tous les Palestiniens, est-il suffisant que les membres du Conseil législatif en Cisjordanie et dans la bande de Gaza soient, de plein droit, considérés comme représentants du peuple palestinien au Conseil national ? Que deviennent des millions de Palestiniens dans la diaspora dans cette équation ? Que deviennent les Palestiniens à Jérusalem si leur participation dépend, comme à chaque fois, de l'accord de l'occupation ou de son refus ? Est-il permis que la formation de l'institution nationale suprême soit suspendue à la volonté israélienne ou aux restrictions imposées par une phase de transition censée être terminée depuis des années ?
Ces questions ne visent pas à marquer des points politiques contre l'opposition, ni à accorder, en contrepartie, un certificat de bonne conduite à l'Autorité ou aux décrets présidentiels. Ce sont des questions posées à tout le monde, car elles concernent l'avenir du système politique palestinien et la manière dont ses institutions nationales sont redéfinies. Cependant, la responsabilité de l'opposition semble plus grande en ce moment, car elle se présente comme porteuse d'un projet alternatif, et il est normal que les Palestiniens s'attendent à une position intégrale de sa part concernant le nouveau système légal, et non une position partielle qui rejette certaines de ses conséquences tout en ignorant d'autres qui ne sont pas moins graves.
L'expérience palestinienne, depuis les accords d'Oslo jusqu'à aujourd'hui, a prouvé que les grandes transformations ne commencent pas toujours par des proclamations politiques retentissantes, mais qu'elles commencent parfois par des textes juridiques qui, à première vue, semblent techniques ou procéduraux, puis se transforment au fil du temps en vérités constitutionnelles et politiques difficilement contournables... Et à moins que les forces palestiniennes, principalement les forces d'opposition, ne prêtent attention à cette réalité, elles risquent de se retrouver, alors qu'elles cherchent à contester un certain parcours politique, à contribuer, bien malgré elles, à ancrer une partie de sa structure juridique...
Le plus dangereux dans la situation actuelle n'est pas que les forces palestiniennes divergent sur les élections, car cela est un différend légitime, mais qu'il se réduise à la question... Devons-nous organiser des élections ou non ? Tandis que la question la plus importante reste absente... Quelles élections voulons-nous ? Et dans quel cadre juridique et politique vont-elles avoir lieu ? Quel système politique vont-elles produire ? Et cela mènera-t-il à la reconstruction du projet national palestinien, ou à la reproduction de la structure engendrée par les accords d'Oslo, mais sous de nouvelles formes juridiques ?
C'est peut-être pour cette raison que ce qui est demandé aujourd'hui n'est pas simplement une position pour ou contre les élections, mais une révision nationale complète de l'ensemble du cadre légal qui les régit, ainsi que de chaque décret et décision en vertu de la loi qui a redessiné les frontières de la relation entre l'Autorité palestinienne et l'Organisation de libération, entre les institutions de gouvernance et les institutions de représentation nationale. La véritable bataille ne tourne plus autour de l'urne électorale, mais autour des textes qui la précèdent, des effets qu'elle entraîne et de l'avenir qu'elle établit...
Lorsque la loi devient l'outil par lequel la politique est reformulée, le silence sur les textes ne doit pas être moins dangereux que leur acceptation, de même que se contenter de demander des élections, sans remettre en question le système juridique qui les régit, pourrait se transformer en une participation involontaire à la création d'une nouvelle réalité politique qui n'exprime pas nécessairement le projet national que l'opposition prétend défendre. C'est ici, précisément, que réside la problématique qui ne doit pas rester en dehors du débat.
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