Al-Chaar : je ne suis pas opposé à m'asseoir avec le Hezbollah à la table du dialogue et nous n'interviendrons pas militairement au Liban
Dernières actualités

Al-Chaar : je ne suis pas opposé à m'asseoir avec le Hezbollah à la table du dialogue et nous n'interviendrons pas militairement au Liban

SadaNews - Le président syrien Ahmed al-Chaar a souligné dimanche que Damas n'a d'autre intention que le bien pour les Libanais et qu'elle est prête à dialoguer avec tout le monde.

Le président al-Chaar a fait référence à la profonde relation qui unit son pays à son voisin libanais.

Cela a été dit dans une interview qu'il a accordée au journaliste libanais Tony Khalife pour la chaîne "Al-Mashhad" depuis la capitale syrienne Damas.

Il a déclaré : "Je ne suis pas opposé à m'asseoir avec le Hezbollah à la table du dialogue s'il en résulte un intérêt pour la Syrie et le Liban pour parvenir à une solution, malgré la grande blessure syrienne causée par les actions du Hezbollah en Syrie et ses crimes. Mais nous ne voulons pas que le Liban tombe dans ce que la Syrie a vécu, et je préfère toujours parler et dialoguer même entre les adversaires, même en temps de guerre".

Il a ajouté : "Il y a une grande opportunité de consensus politique et sectaire au Liban pour sortir de la situation actuelle, et nous n'interviendrons pas militairement au Liban. Nous cherchons avec les parties internationales des solutions, et non pas à exacerber le problème".

Al-Chaar a essayé d'interpréter les commentaires récents des États-Unis, émis par le président Donald Trump, concernant la possibilité de charger la direction syrienne de désarmer le "Hezbollah".

À ce sujet, il a dit que "le président Trump a exprimé son mécontentement concernant ce qui se passe actuellement au Liban, et il discutait dans son discours de l'arrêt de la guerre. Mais la déclaration a été interprétée comme si demain matin les forces syriennes entreraient au Liban, ce qui est une erreur".

Il a souligné que la Syrie n'a d'autre intention que le bien pour les Libanais et qu'elle est prête à dialoguer avec tout le monde, y compris le "Hezbollah".

Trump a renouvelé ses propos sur la possibilité d'un rôle de la Syrie dans la confrontation du Hezbollah au Liban, déclarant qu'il avait discuté de cette question avec le président syrien Ahmed al-Chaar.

Trump a déclaré, en marge du sommet du G7 en France la semaine dernière, qu'il avait discuté avec al-Chaar de la question du Hezbollah, selon ce que l'agence Reuters avait rapporté.

Cela est venu un jour après avoir dit à des journalistes que la Syrie pourrait faire un "meilleur" travail qu'Israël dans la confrontation avec le Hezbollah.

Ce n'est pas la première fois que Trump évoque un rôle syrien au Liban contre le Hezbollah, une proposition qui suscite une sensibilité particulière au Liban, où la présence militaire syrienne a commencé en 1976 pendant la guerre civile, avant de se terminer par le retrait des troupes syriennes en 2005.