Conférence en France pour mobiliser un soutien international en faveur de la solution à deux États
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Conférence en France pour mobiliser un soutien international en faveur de la solution à deux États

SadaNews - Des organisations de la société civile israéliennes et palestiniennes se réunissent en France, vendredi, pour exhorter la communauté internationale à ne pas abandonner la solution à deux États, alors que Paris cherche à maintenir la question à l'ordre du jour en plein milieu de la guerre au Moyen-Orient, selon l'agence de presse « Reuters ».

Les ministres des Affaires étrangères et des hauts responsables de dizaines de pays assistent à la réunion, qui se tient un an après l'annonce de New York soutenue par les Nations Unies, qui a établi une feuille de route vers la création d'un État palestinien et poussé environ 12 pays, dont la France, la Grande-Bretagne et le Canada, à reconnaître un État palestinien.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré aux journalistes jeudi : « Compte tenu de la situation actuelle dans la région, qui semble connaître des conflits sans fin et un grand nombre de victimes civiles dans un cycle de violence, et avec le blocage de l'application du cessez-le-feu à Gaza... nous pensons que cette conférence est désormais plus importante et urgente que jamais ».

La réunion se terminera par un « appel à l'action » en 8 points qui appelle à un cessez-le-feu permanent, à l'arrêt de la construction de colonies, à la reconstruction de Gaza, à des réformes de gouvernance et à un soutien international accru pour la société civile.

L'appel sera remis aux dirigeants du Groupe des Sept qui se réuniront dans les Alpes françaises à partir de lundi. Selon le plan d'action examiné par « Reuters », « la région continue de souffrir de déchirements. Gaza est dévastée et Israël reste sous la menace. Le terrorisme des colons, l'expansion des colonies, l'annexion de fait et les menaces à l'encontre de l'Autorité palestinienne continuent de compromettre la possibilité d'un futur État palestinien ».

La conférence se tient au milieu de la montée de la violence des colons israéliens en Cisjordanie occupée, mettant en lumière la colère dans de nombreux pays occidentaux contre le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui continue d'étendre la construction des colonies.

Les diplomates affirment que l'expansion vise à compromettre les chances de création d'un État palestinien.

Parmi les principales inquiétudes figure le projet d'Israël de construire une colonie à l'est de Jérusalem, connu sous le nom de « plan E1 », qui diviserait la Cisjordanie et la séparerait de Jérusalem-Est, entraînant ainsi un morcellement des terres sur lesquelles les Palestiniens cherchent à établir un État indépendant.

La Grande-Bretagne, le Canada, la France et la Norvège ont annoncé mardi l'imposition de nouvelles sanctions coordonnées contre des réseaux israéliens impliqués dans le financement, la facilitation et la mise en œuvre d'actes de violence en Cisjordanie occupée.

La présence à la réunion a été refusée par Israël et les États-Unis.

L'ambassade d'Israël a déclaré dans un communiqué : « L'ambassadeur a reçu une invitation, mais il ne participera pas à la conférence, car cela n'a rien à voir avec la promotion de la paix », ajoutant que la France ne peut pas jouer le rôle d'intermédiaire entre Israël et les Palestiniens.