L'occupation empêche une journaliste française d'entrer en raison de sa position sur l'agression contre Gaza
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L'occupation empêche une journaliste française d'entrer en raison de sa position sur l'agression contre Gaza

SadaNews - Les autorités d'occupation israéliennes ont empêché, ce jeudi, la correspondante de Radio France Internationale, la journaliste française Alice Froussard, d'entrer sur le territoire palestinien occupé et l'ont renvoyée à Paris, en raison de ses positions critiques concernant la guerre d'extermination à Gaza, ce qui a suscité des critiques françaises et a été considéré comme une atteinte à la liberté de la presse.

Les autorités d'occupation ont prétendu que la journaliste française avait auparavant fait des déclarations "anti-Israël", notamment en qualifiant la guerre à Gaza de "massacre" et en accusant Israël de pratiquer un régime d'apartheid, considérant que ces positions justifiaient leur décision de lui interdire l'entrée, à un moment où l'ambassade de France en Israël avait exprimé son mécontentement face à cette décision.

Cette interdiction à Froussard intervient deux jours après que la France a interdit l'entrée sur son territoire au ministre des Finances du gouvernement d'occupation israélien radical, Betzalel Smotrich, en raison de ses positions en faveur de l'annexion de la Cisjordanie occupée et de l'expansion et de la recolonisation de Gaza.

Au cours des derniers mois, Israël a empêché l'entrée de nombreux journalistes et militants étrangers ou les a expulsés, en raison de leurs positions critiques vis-à-vis de l'agression contre Gaza ou de leur soutien aux campagnes de boycott et de sanctions contre Israël.

Pour sa part, le syndicat des journalistes palestiniens a condamné la décision des autorités d'occupation de renvoyer la journaliste Froussard et de l'empêcher d'entrer sur le territoire palestinien occupé alors qu'elle se rendait pour couvrir ses missions journalistiques, considérant cette décision comme une violation de la liberté de la presse et du droit des journalistes d'accéder à l'information.

Le syndicat a déclaré dans un communiqué que cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une politique systématique visant à cibler les médias internationaux et locaux, cherchant à restreindre la couverture journalistique et à empêcher la documentation des violations de terrain à Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem occupée.

Il a ajouté que la cible de la journaliste Froussard ne peut être dissociée d'une série de mesures croissantes auxquelles sont confrontés les médias palestiniens et internationaux, y compris l'interdiction de couvrir le terrain, l'imposition de restrictions sur la circulation des journalistes et le ciblage des institutions médiatiques, dans une tentative d'imposer des restrictions sur le flux d'informations.

Le syndicat a indiqué que le ciblage des journalistes coïncidait avec la poursuite de l'agression contre Gaza, qui a entraîné le martyre, des blessures et l'arrestation d'un grand nombre de journalistes, ainsi que la destruction d'institutions médiatiques et l'interdiction d'entrée des journalistes étrangers dans les zones de couverture.

Il a expliqué que cette décision reflète une escalade des politiques médiatiques et constitue une extension des violations continues à l'encontre des journalistes, à un moment où les appels internationaux pour garantir la liberté du travail journalistique et protéger les journalistes se multiplient.

Les données du syndicat indiquent une augmentation sans précédent des violations à l'encontre des équipes journalistiques depuis le début de l'agression contre Gaza, y compris des ciblages directs de journalistes pendant l'exercice de leurs fonctions, l'interdiction de la couverture de terrain et la fermeture des environnements de travail médiatique.

Le syndicat a conclu son communiqué en affirmant sa solidarité avec la journaliste Alice Froussard et avec l'institution Radio France Internationale, appelant la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour garantir la liberté de la presse et tenir les responsables des violations contre les journalistes.