Le parquet italien ouvre une enquête contre Ben Gvir sur la base de la "Flotte de la résistance"
Dernières actualités

Le parquet italien ouvre une enquête contre Ben Gvir sur la base de la "Flotte de la résistance"

SadaNews - Le parquet italien a ouvert, ce lundi, une enquête à l'encontre du ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, dans le cadre de l'affaire de la "Flotte de la résistance", concernant la saisie par les autorités israéliennes d'un navire et la détention de militants dans des conditions inhumaines.

Selon l'agence de presse italienne "Ansa", lundi soir, l'enquête contre Ben Gvir est liée à des déclarations qu'il a faites en mai dernier, où il s'est moqué de militants qui étaient à genoux, les mains attachées derrière leur dos dans le port d'Ashdod, après leur détention par les autorités israéliennes.

L'agence a ajouté que le bureau du procureur de Rome avait ouvert il y a plusieurs semaines un dossier d'enquête sur l'opération d'interception des militants de la "Flotte de la résistance", dans une affaire qui examine également des soupçons de torture et de détention illégale.

Selon le rapport, l'enquête couvre l'interception des militants, parmi lesquels des citoyens italiens, par les autorités israéliennes, et les circonstances de leur détention après la prise de contrôle du navire.

En commentant l'enquête, Ben Gvir a attaqué les autorités italiennes, déclarant que "le pays de la chaussure est devenu le pays de la sandale".

Il a ajouté : "Israël n'est pas un sac de frappe pour un groupe de faux soutiens au terrorisme qui inventent des calomnies et des mensonges contre nos combattants".

Il a poursuivi : "Je ne serai pas dissuadé par cette enquête ou une autre, et je continuerai à me tenir fièrement aux côtés de nos combattants".

Cette enquête survient dans le cadre de la "Flotte de la résistance mondiale" qui a été lancée en avril dernier vers la bande de Gaza dans une tentative de briser le blocus qui lui est imposé, avec la participation de dizaines de militants, de sympathisants et de personnalités politiques et parlementaires d'Italie et d'autres pays européens, depuis les ports de l'île de Sicile.

La manière dont les autorités israéliennes ont traité les participants à la flotte, après avoir intercepté les navires en eaux internationales et les avoir conduits au port d'Ashdod, a suscité des réactions en colère en Italie.

La première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, ont qualifié ces images de "inacceptables et humiliantes pour la dignité humaine", demandant à Israël de fournir des éclaircissements, tandis que Rome a convoqué l'ambassadeur israélien.

Les critiques officielles se sont intensifiées par la suite, avec l'intervention du président italien, Sergio Mattarella, qui a fortement critiqué le comportement de Ben Gvir, en même temps que des témoignages d'élus italiens ayant participé à la flotte, affirmant qu'ils avaient été agressés et maltraités après leur détention.

Les enquêtes en cours à Rome coïncident également avec des actions légales au niveau international, des juristes ayant soumis des demandes à la Cour pénale internationale d'élargir le champ des enquêtes liées à la guerre sur Gaza, pour inclure également les violations présumées commises à l'encontre des participants internationaux de la "Flotte de la résistance".