Katz : Toute attaque contre les colonies du nord sera répondue par des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth
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Katz : Toute attaque contre les colonies du nord sera répondue par des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth

SadaNews - Ce lundi, le ministre de la Sécurité israélienne, Israël Katz, a menacé de cibler la banlieue sud de Beyrouth si les colonies du nord d'Israël faisaient l'objet d'attaques depuis le Liban, tout en rejetant ce qu'il a qualifié de "menaces iraniennes" visant à relier les fronts du Liban et de l'Iran, à la suite de la récente escalade qui a impliqué des échanges de frappes entre Israël et l'Iran.

Les déclarations de Katz ont été faites dans un communiqué dans lequel il a déclaré que "le destin de la banlieue de Beyrouth est le même que celui des localités du nord". Il a ajouté que "toute attaque contre les colonies du nord conduira à une attaque sur la banlieue", dans une nouvelle menace israélienne d'élargir la portée des frappes sur le Liban.

Katz a allégué que l'armée israélienne "continuera de travailler au Liban contre le Hezbollah", ajoutant qu'Israël "rejette catégoriquement les menaces de l'Iran", et que "toute tentative iranienne de lier le Liban et l'Iran et d'attaquer Israël sera confrontée à une grande force, comme cela a été le cas hier".

Les déclarations de Katz interviennent dans un contexte de débat israélien sur l'équation que Tel Aviv souhaite imposer dans l'arène libanaise, à la suite de la dernière série d'escalades avec l'Iran, qui a débuté après le lancement de deux roquettes depuis le Liban vers la ville de Ramot Naftali, près de la frontière avec le Liban, suivie d'un raid israélien sur la banlieue sud de Beyrouth, puis d'une attaque roquette iranienne sur Israël, suivie de frappes réciproques entre les deux parties.

Ainsi, Katz a de nouveau évoqué l'équation qui consiste à cibler la banlieue sud chaque fois que des localités israéliennes frontalières sont attaquées depuis le Liban, bien que des analystes militaires israéliens aient signalé qu'Israël continue de s'imposer des restrictions, car cibler ses forces dans le sud libanais ne signifie pas nécessairement mener une frappe sur Beyrouth.

Cela signifie que des tirs ou des roquettes ne traversant pas le territoire libanais, même s'ils déclenchent les sirènes d'alerte dans des localités israéliennes frontalières, ne sont pas considérés par Israël comme une raison suffisante pour frapper la banlieue, ce qui signifie qu'Israël pourrait fermer les yeux sur une partie des tirs venant du Liban, ou y répondre dans des limites qui n'atteignent pas Beyrouth.

Certaines personnes estiment que Katz envoie un message double aux habitants du nord et aux soldats de l'armée israélienne, indiquant qu'Israël continuera à agir contre le Hezbollah, mais qu'en même temps, il est encore "contraint", et qu'il pourrait contenir certaines attaques ou événements sur le terrain qui ne s'alignent pas avec l'équation qu'il annonce officiellement.

En ce qui concerne la question iranienne, Tel Aviv n'a pas encore émis d'annonce officielle concernant un arrêt des frappes contre l'Iran, mais le niveau politique a donné ordre à l'armée israélienne de cesser les frappes contre l'Iran, tout en maintenant la liberté d'action militaire dans le sud du Liban.

Les questions soulevées dans le débat israélien portent sur la possibilité que l'Iran poursuive ses efforts pour établir une nouvelle équation reliant les frappes israéliennes au Liban et la réponse directe de l'Iran à Israël, et si Tel Aviv traitera tout tir de roquette depuis le Liban vers le nord comme une raison suffisante pour cibler la banlieue sud.

Israël, par la poursuite de ses frappes dans le sud du Liban, veut indiquer qu'il n'accepte pas l'équation iranienne qui stipule que toute attaque israélienne au Liban nécessite une réponse iranienne contre Israël, mais le flou persiste quant à sa position sur une autre équation que Téhéran tente d'établir, reliant le ciblage de la banlieue sud de Beyrouth à une réponse iranienne directe.

Il reste incertain si la récente escalade a vraiment pris fin ou si elle entrouve une phase de calme temporaire sous pression américaine, notamment après l'intervention du président américain, Donald Trump, et son appel à un cessez-le-feu immédiat entre Israël et l'Iran.

D'autres questions se posent quant à savoir si l'Iran attaquera Israël en réponse à la poursuite des frappes dans le sud du Liban, et si Trump est capable d'imposer un cessez-le-feu aux deux parties malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban.

Le débat israélien soulève également une autre question sur la possibilité qu'Israël reste contraint dans ses frappes sur le Liban, et s'il tiendra à l'équation annoncée par Katz, qui consiste à frapper la banlieue en cas de tirs vers des localités du nord, ou si la crainte qu'un événement similaire mène à un nouveau cycle avec l'Iran poussera Israël à contenir des attaques limitées provenant du Liban.