Après 4 ans dans la prison de Damon... Libération de la prisonnière Aya Khatib de Ara'ara
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Après 4 ans dans la prison de Damon... Libération de la prisonnière Aya Khatib de Ara'ara

SadaNews - Les autorités d'occupation israéliennes ont, ce dimanche, libéré la prisonnière Aya Khatib (35 ans) du village d'Ara'ara dans le triangle, après qu'elle ait purgé sa peine dans la prison de Damon.

Le tribunal israélien avait condamné Khatib à une peine de quatre ans de prison, le 15 août 2023, tandis qu'elle avait déjà purgé une partie de sa peine depuis le moment de son arrestation.

Khatib s'est remise aux autorités israéliennes le 18 septembre 2023, et depuis lors, elle a été détenue dans la prison de Damon jusqu'à sa libération aujourd'hui.

Son mari et ses deux enfants lui ont été interdits de visite depuis le 7 octobre 2023, avant qu'elle ne retourne aujourd'hui auprès de sa famille. Khatib a deux enfants : Mohammed Al-Fateh (14 ans) et Abdul Rahman (11 ans).

Le tribunal central de la ville de Haïfa avait imposé à l'activiste Khatib une peine de quatre ans de prison réelle, après l'avoir reconnue coupable d'"avoir levé des fonds pour soutenir le terrorisme et les avoir transmis au mouvement Hamas".

Aya Khatib s'était activement engagée sur sa page "Facebook" à collecter des fonds pour des enfants malades de la Cisjordanie et de Gaza qui sont soignés dans des hôpitaux israéliens, tout en soutenant de nombreux cas humanitaires et sociaux tels que des étudiants qui n'ont pas pu poursuivre leurs frais universitaires en raison de leur situation économique. La page de la prisonnière Aya Khatib est devenue un symbole d'engagement humanitaire et communautaire.

Khatib a été arrêtée le 17 février 2020 et a été interrogée par le service de renseignement israélien pendant plusieurs semaines avant qu'un acte d'accusation ne soit porté contre elle, le 18 mars 2020, devant le tribunal central de la ville de Haïfa. Le ministère public l'accusait de s'être engagée à lever des fonds pour soutenir le "terrorisme" et de les avoir transmis au mouvement Hamas.

Khatib a nié les accusations portées contre elle, affirmant que son travail était au service des enfants malades de Gaza soignés dans des hôpitaux humanitaires et qu'elle avait collecté des médicaments et des fournitures pour des cas humanitaires.