Frappes sur des villes du Sud-Liban, le Hezbollah répond avec des drones explosifs
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Frappes sur des villes du Sud-Liban, le Hezbollah répond avec des drones explosifs

SadaNews - L'escalade militaire israélienne se poursuit dans le Sud-Liban, alors que la menace sur la continuité de la trêve fragile, annoncée avec la médiation du président américain Donald Trump, augmente, avec des échanges de frappes entre Israël et le Hezbollah.

L'aviation israélienne a intensifié ses frappes sur des villes du sud, ciblant des sites et des zones résidentielles, tandis que le Hezbollah continue de riposter en visant les forces de l'armée israélienne et ses véhicules pénétrant dans les territoires frontaliers, sans pour autant mener d'attaques à la roquette contre les colonies israéliennes.

Le ministre de la Sécurité israélien, Israël Katz, a annoncé avoir donné des instructions pour détruire ce qu'il a décrit comme des infrastructures militaires dans le sud libanais jusqu'à ce que l'on connaisse le "lignejaune", en signalant une extension de l'éventail des opérations militaires.

Sur le terrain, l'agence nationale de l'information libanaise a rapporté que des frappes israéliennes avaient ciblé la ville de Khiam dans le district de Marjeyoun, concomitamment à un explosif réalisé par les forces israéliennes dans la ville de Naqoura, au sud du pays.

Dans un autre développement, l'armée israélienne a annoncé qu'un soldat avait été légèrement blessé lors d'une attaque par drone dans le sud, tout en confirmant avoir ciblé des infrastructures appartenant au Hezbollah, en plus d'éliminer trois éléments qu'elle a affirmé travaillant à renforcer les opérations de tir.

Les frappes israéliennes ont également visé les équipes de la défense civile libanaise, entraînant la mort de trois d'entre eux alors qu'ils tentaient de sauver des blessés sous les décombres d'un bâtiment dans la ville de Majdel Zoun, dans le district de Tyre.

En revanche, l'armée israélienne a annoncé la mort d'un conducteur de bulldozer et la blessure de son fils à la suite d'une attaque par drone lancée par le Hezbollah lors de travaux de démolition dans la région.

Sur le plan politique, le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont condamné le ciblage des équipes de la défense civile, Salam considérant ce qui s'est passé comme une "nouvelle crime de guerre", alors que les tensions montent et que l'étendue des confrontations s'élargit dans le sud du pays.