Le Maroc face à une opportunité d'augmenter son économie de 20 % sous réserve de réformes
Économie internationale

Le Maroc face à une opportunité d'augmenter son économie de 20 % sous réserve de réformes

SadaNews - Le Maroc pourrait augmenter son produit intérieur brut de 20 % d'ici 2035, s'il se concentre sur le renforcement de la concurrence sur les marchés, l'ouverture à l'investissement privé et le soutien à l'intégration des femmes et des jeunes dans l'économie formelle, selon deux rapports récents de la "Banque mondiale".

Cette accélération de la croissance pourrait générer 1,7 million d'emplois supplémentaires au cours de la prochaine décennie, et 2,5 millions d'emplois d'ici 2050, avec une augmentation des salaires réels de 15 % par rapport au scénario de base, selon les rapports présentés mardi dans la capitale Rabat.

Le produit intérieur brut du Maroc est estimé à environ 160 milliards de dollars en 2024, selon les données officielles du Haut commissariat au plan, l'organisme gouvernemental des statistiques. Il est estimé que le PIB a enregistré une croissance d'environ 5 % l'année dernière. Dans le scénario proposé par la "Banque mondiale", le taux moyen de croissance économique devrait atteindre 5,4 % au cours du prochain quart de siècle.

Croissance élevée et pénurie d'emplois

La "Banque mondiale" indique que l'investissement public au Maroc, bien qu'atteignant près de 30 % du produit intérieur brut, ne se traduit pas par la création d'emplois suffisants, l'économie enregistrant un déficit annuel d'environ 370 000 emplois depuis 2020.

Les experts de l'institution attribuent cette situation à une dépendance du modèle de développement du pays à l'accumulation de capital principalement et au faible gain de productivité, notant la présence répandue du secteur public dans plusieurs secteurs, ce qui a affecté la dynamique des marchés et affaibli l'émergence d'entreprises privées plus productives.

Concernant les opportunités du secteur privé, la Banque mondiale estime que le royaume offre des possibilités d'investissement à moyen terme dans quatre secteurs clés : l'énergie solaire, l'industrie du textile à faibles émissions de carbone, la transformation des produits de l'arganier en cosmétiques et l'aquaculture marine.

Le rapport indique également que la simplification et la clarification des cadres réglementaires, la facilitation et la numérisation des procédures d'autorisation, l'amélioration de l'accès aux terres et à l'énergie verte, ainsi que le renforcement des systèmes de normes, pourraient attirer environ 7,4 milliards de dollars d'investissements privés dans ces quatre secteurs, contribuant ainsi à la création de plus de 166 000 emplois au cours des cinq à dix prochaines années.