Le Hezbollah nie toute relation avec une cellule à Damas et qualifie les accusations de "fabriquées"
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Le Hezbollah nie toute relation avec une cellule à Damas et qualifie les accusations de "fabriquées"

SadaNews - Le Hezbollah a nié, ce dimanche, toute relation avec une cellule que le ministère de l'Intérieur syrien a déclaré avoir arrêtée pour avoir planifié d'attaquer une "personnalité religieuse" non identifiée à Damas.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé samedi avoir repéré une femme tentant de "poser un engin explosif devant la maison d'une des personnalités religieuses", indiquant l'arrestation de cinq personnes.

Il a ajouté que les enquêtes préliminaires avaient montré "un lien entre la cellule et le Hezbollah libanais".

Le parti a réagi, dans un communiqué, en niant ces "allégations fausses et fabriquées", soulignant qu'il "n'a aucune activité, lien ou relation avec quiconque en Syrie, et qu'il n'a aucune présence sur le sol syrien".

Il a aussi insisté sur le fait qu'il se soucie de "la sécurité, de la stabilité et de la sécurité de son peuple dans toutes ses composantes" et a appelé les autorités syriennes à "vérifier soigneusement avant de lancer des accusations à la légère".

Ce débat survient dans le contexte de la relation complexe entre les deux parties, puisque le Hezbollah a combattu aux côtés des forces du régime de l'ex-président Bashar al-Assad pendant le conflit qui a éclaté en 2011 après la répression de la révolte syrienne.

À cette époque, la Syrie faisait partie de "l'axe de la résistance" dirigé par l'Iran contre Israël, constituant un lien et un approvisionnement entre Téhéran et le parti.

Après le renversement d'Assad à la fin de l'année 2024, les nouvelles autorités syriennes ont adopté une position prudente vis-à-vis de l'influence iranienne et du Hezbollah dans le pays.

Damas avait déjà annoncé, en février dernier, le démantèlement d'une cellule responsable d'attaques visant la région de Mazzeh à Damas, notant que les armes utilisées provenaient du Hezbollah, ce que ce dernier avait alors nié.