Déclaration de 8 pays concernant les "excès" d'Israël en Cisjordanie
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Déclaration de 8 pays concernant les "excès" d'Israël en Cisjordanie

SadaNews - Les ministres des Affaires étrangères de 8 pays arabes et islamiques ont, dans une déclaration publiée mardi, condamné de la manière la plus forte la décision israélienne de classifier des terres en Cisjordanie occupée comme étant ce qu'on appelle des "terres d'État".

La déclaration indique : "Les ministres des Affaires étrangères du Royaume hachémite de Jordanie, des Émirats Arabes Unis, de la République d'Indonésie, de la République islamique du Pakistan, de la République turque, du Royaume d'Arabie Saoudite, de l'État du Qatar et de la République arabe d'Égypte condamnent de la manière la plus forte la décision prise par Israël de classifier des terres en Cisjordanie occupée comme étant ce qu'on appelle des terres d'État, et d'approuver le lancement de procédures d'enregistrement et de régularisation de la propriété des terres à grande échelle en Cisjordanie occupée, et cela pour la première fois depuis 1967".

La déclaration a ajouté : "Cette étape illégale constitue une escalade dangereuse visant à accélérer l'activité de colonisation illégale, à s'approprier des terres, à consolider le contrôle israélien, et à imposer une souveraineté israélienne illégale sur les terres palestiniennes occupées, ce qui compromet les droits légitimes des palestiniens".

Les ministres ont confirmé que ces actions représentent une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire, en particulier la quatrième convention de Genève, en plus d'être une violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, dont la résolution 2334.

Ils ont poursuivi : "Cette décision contredit l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice concernant les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques israéliennes sur les terres palestiniennes occupées, qui a souligné l'illégalité des mesures visant à changer le statut juridique, historique et démographique des terres palestiniennes occupées, et la nécessité de mettre fin à l'occupation, et d'interdire l'appropriation des terres par la force".

Ils ont complété : "Cette étape reflète une tentative d'imposer une nouvelle réalité juridique et administrative visant à consacrer le contrôle sur les terres occupées, ce qui compromet la solution à deux États, dissipe les perspectives d'établissement d'un État palestinien indépendant et viable, et met en danger les chances de parvenir à une paix juste et globale dans la région".

Les ministres ont appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à prendre des mesures claires et décisives pour mettre fin à ces violations, garantir le respect du droit international, et préserver les droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à l'autodétermination, à mettre fin à l'occupation, et à établir son État indépendant et souverain sur les lignes du 4 juin 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est.