Rapport : Escalade grave dans la politique de négligence médicale à l'égard des prisonniers dans les prisons d'occupation
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Rapport : Escalade grave dans la politique de négligence médicale à l'égard des prisonniers dans les prisons d'occupation

SadaNews - La Commission des affaires des prisonniers et des libérés a déclaré que les témoignages et déclarations reçus des détenus dans les prisons de l'occupation israélienne confirment l'escalade de la politique de négligence médicale délibérée, et le refus de leur accorder les droits les plus élémentaires reconnus par les lois internationales.

Elle a précisé dans un communiqué publié aujourd'hui, mercredi, que l'équipe juridique de la commission a effectué une série de visites dans plusieurs prisons, où elle a pris connaissance des conditions de détention difficiles que vivent les prisonniers, et a écouté des témoignages confirmant qu'ils sont victimes d'une négligence médicale systématique.

La commission a indiqué que les détenus de la "prison d'Ofer" subissent une négligence médicale se manifestant par un retard volontaire dans l'administration des traitements nécessaires, le refus de leur fournir des examens médicaux réguliers, ainsi que le manque des fournitures personnelles de base, en tête desquelles se trouvent des vêtements et des couvertures, sans oublier qu'ils continuent d'être privés de sorties prolongées dans la "cour", ce qui exacerbent leurs souffrances physiques et psychologiques.

Dans la "prison de Gilboa", les prisonniers ont transmis une image extrêmement grave sur la poursuite de la politique de négligence médicale et le manque de disponibilité des médicaments et des traitements nécessaires, où se distingue le cas du prisonnier Abidat Ahmed Samara (43 ans), qui souffre de diabète, en plus de douleurs aiguës et chroniques aux reins, et d'une perte d'audition, dans un contexte de refus de l'administration de la prison de fournir le traitement approprié ou de le transférer à des établissements médicaux spécialisés. Les prisonniers se sont également plaints de l'irrégularité des sorties dans la "cour", des restrictions sévères sur celles-ci, ainsi que de la mauvaise qualité de la nourriture et de sa quantité insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires minimaux.

Concernant la "prison de Damon", les détenues ont confirmé que les conditions de détention ne sont pas moins mauvaises, car elles sont contraintes de dormir par terre en raison de la grave pénurie de lits, en plus de la mauvaise qualité de la nourriture et du manque de temps de sortie, sans oublier qu'elles subissent des fouilles quotidiennes répétées de manière humiliante et provocante, ce qui constitue une violation claire de leurs droits et de leur dignité humaine.

La Commission des affaires des prisonniers et des libérés a affirmé que ce qui se passe à l'intérieur des prisons de l'occupation équivaut à des violations graves du droit international humanitaire et des Conventions de Genève, tenant les autorités d'occupation entièrement responsables de la vie et de la santé des prisonniers.

La commission a souligné qu'elle poursuivra ses démarches juridiques aux niveaux local et international, appelant les organisations internationales des droits de l'homme et humanitaires à intervenir d'urgence et à faire pression sur l'occupation pour mettre un terme à ces politiques dangereuses, et garantir la fourniture des soins médicaux nécessaires et l'amélioration des conditions de détention afin de préserver la dignité et les droits des prisonniers.

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