La Commission de suivi des affaires de l'éducation arabe rejette une loi interdisant l'embauche des diplômés des universités palestiniennes
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La Commission de suivi des affaires de l'éducation arabe rejette une loi interdisant l'embauche des diplômés des universités palestiniennes

SadaNews - La Commission de suivi des affaires de l'éducation arabe a rejeté, ce jeudi, avec la plus grande fermeté, l'adoption par la Knesset, lors des deuxième et troisième lectures, hier mercredi, d'une loi interdisant l'embauche des diplômés des universités palestiniennes dans le système éducatif à l'intérieur du pays et à Jérusalem-Est, la qualifiant de loi raciste qui viole les droits fondamentaux et constitue une discrimination nationale flagrante à l'égard des académiciens arabes.

La commission a expliqué que la nouvelle loi empêche l'embauche de toute personne détenant un diplôme académique d'une institution d'enseignement supérieur de l'Autorité palestinienne dans des emplois éducatifs, y compris en tant qu'enseignant, directeur d'école ou inspecteur, et traite les diplômés des universités palestiniennes comme s'ils ne possédaient pas de qualification académique reconnue aux fins de l'enseignement.

La commission a souligné que cette législation, initiée par des membres de la Knesset de la coalition au pouvoir et justifiée par ce que l'on appelle "la prévention de l'influence néfaste sur les étudiants", porte gravement atteinte au droit à l'éducation académique, à la liberté de travail et au droit à l'égalité, ciblant les académiciens arabes spécifiquement, peu importe leur compétence professionnelle et leur expérience.

Elle a ajouté que les motivations de la loi et ses textes, notamment les accusations portées contre les institutions académiques palestiniennes de provocation et de non-respect des valeurs éducatives, dévoilent son caractère provocateur et politique, et soulignent qu'elle ne repose sur aucune évaluation académique ou professionnelle objective, mais sur des généralisations idéologiques et racistes touchant un ensemble complet basé sur la nationalité.

Concernant l'exception énoncée dans la loi, qui permet au directeur général du ministère de l'Éducation d'embaucher un détenteur de diplôme d'une université palestinienne uniquement s'il possède également un premier diplôme d'une institution israélienne et un certificat d'enseignement de l'intérieur du pays, la commission a insisté sur le fait que cette exception n'atténue pas la gravité de la loi, mais approfondit la logique d'exclusion, transformant le droit au travail en un privilège conditionné par une évaluation administrative vague.

La Commission de suivi des affaires de l'éducation arabe a averti des conséquences graves de la loi sur le système éducatif dans la société arabe, le considérant comme un danger direct pour sa stabilité et la qualité de l'éducation, et s'inscrivant dans une politique systématique visant à traquer les élèves et les enseignants arabes, à politiser le système éducatif et à exercer une censure idéologique sur le savoir, en consacrant l'exclusion et la discrimination basées sur la nationalité.

Dans ce contexte, la commission a annoncé qu'elle envisage, en collaboration avec des organisations et associations de droits humains, de prendre des mesures juridiques immédiates, y compris de soumettre une requête urgente à la Cour suprême pour contester la constitutionnalité de la loi et demander son annulation.

Elle a affirmé à la fin de sa déclaration qu'elle continuera son combat professionnel et juridique, en défense des droits des enseignants arabes et du droit des élèves à une éducation professionnelle, équitable et égale, et qu'elle restera en état de suivi et d'opposition à toute législation ou mesure affectant le système éducatif dans la société arabe ou menaçant sa position et son rôle.

Source : Arab 48