Les autorités suisses demandent aux participants des caravanes de soutien à Gaza de payer des "services consulaires"
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Les autorités suisses demandent aux participants des caravanes de soutien à Gaza de payer des "services consulaires"

SadaNews - La revue Le Point a rapporté que les membres suisses participants aux caravanes maritimes se dirigeant vers la bande de Gaza palestinienne sont désormais invités à régler à l'Union suisse les coûts d'aide et de rapatriement, d'un montant d'environ 30 000 euros.

En effet, les autorités suisses ont commencé, depuis le début de décembre en cours, à envoyer des factures financières à 20 citoyens suisses qui ont participé, au cours des mois précédents, à des caravanes maritimes se dirigeant vers Gaza, selon Richard Werly dans son rapport pour la revue.

Le gouvernement exige d'eux le remboursement de montants variant entre 350 et 1150 euros pour ce qu'il considère comme des "services consulaires" qui leur ont été fournis après leur arrestation par les autorités israéliennes, puis leur expulsion, en s'appuyant sur une liste de frais gouvernementaux stipulant que les personnes qui s'exposent à des risques dans des zones de crise doivent couvrir une partie des coûts d'évacuation et d'assistance, selon la revue.

Cependant, les participants concernés rejettent fermement ces factures, affirmant qu'ils n'ont bénéficié d'aucune protection effective et que ce qu'ils ont obtenu n'a pas dépassé une très courte visite consulaire avant leur expulsion. L'un d'eux a déclaré : "Nous avons rencontré un représentant consulaire qui a été expulsé peu après, sans même voir la moitié d'entre nous".

Certaines de ces personnes, comme l'activiste Sébastien Duboin, accusent la diplomatie suisse de manquement et d'inhumanité, estimant que le gouvernement leur demande de payer pour un service qui ne leur a pas été fourni, comme l'a rapporté la revue.

L'association "Vagues de liberté", dont les membres ont participé à l'une des caravanes, a qualifié la décision du gouvernement d'"indigne", en déclarant : "Nous espérons que les autorités suisses renonceront à cette décision indigne et honoreront le courage des activistes suisses qui ont tenté d'apporter leur soutien au peuple palestinien victime de génocide".

Le journal "24 heures" a également révélé que l'association avait auparavant dû payer un acompte de 5 000 francs avant que les activistes ne soient libérés.

Les participants ont 30 jours pour régler les montants réclamés, alors qu'un certain nombre d'entre eux, dont l'ancien politicien de gauche et ancien maire de Genève, Rémi Pagani, ont annoncé leur intention de contester cette décision.