Gemayel : Le Hezbollah doit tirer des leçons de ce qui se passe avec le Hamas
SadaNews - Le président du Parti des Forces Libanaises, Samir Geagea, a déclaré qu'il n'y a "aucun choix" pour le Hezbollah à part remettre ses armes à l'État libanais, l'exhortant à "tirer des leçons" de l'expérience du mouvement palestinien Hamas dans la bande de Gaza.
Dans une interview accordée à l'Agence France-Presse depuis son bureau à Ma'arab, une ville de montagne au nord de Beyrouth, Geagea, l'un des principaux opposants au Hezbollah, a déclaré : "Le parti n'a d'autre choix que de remettre ses armes à l'État libanais, car il y a un État qui a pris la décision".
Il a ajouté : "Il est certain que le Hezbollah doit tirer des leçons de ce qui se passe actuellement avec le Hamas. C'est une raison supplémentaire pour qu'il remette ses armes à l'État le plus rapidement possible", ajoutant : "C'est un crime de perdre du temps".
Geagea a remarqué que "les responsables du parti font du surenchère en ce moment" en refusant de remettre leurs armes à l'État, qui, en août, a élaboré un plan pour désarmer le groupe soutenu par Téhéran, sous la pression d'Israël et des États-Unis.
Il a poursuivi : "Je ne comprends pas trop ce qu'ils font, et pour être plus franc, je n'ai pas compris la guerre de soutien qui était clairement orientée vers une issue (..) et je n'ai pas compris le 7 octobre. Sur quelle base ont-ils engagé ces démarches et où en sont-ils ?".
Un accord de cessez-le-feu a été en vigueur depuis le 27 novembre, conclu sous l'égide des États-Unis et de la France, stipulant que le Hezbollah se retire de la région sud du lit du fleuve Litani (à environ 30 kilomètres de la frontière avec Israël) et démantèle sa structure militaire dans cette zone, et que le port d'armes au Liban soit confié aux seules autorités officielles.
Geagea, dont le parti détient le plus grand bloc au parlement libanais, et qui avait déjà remis ses armes à l'État libanais après avoir participé à la guerre civile (1975-1990), a estimé que les autorités, représentées par le président de la République, Joseph Aoun, et le gouvernement, doivent montrer "plus de fermeté" dans l'application du monopole des armes par l'État.
Il a estimé que le parti, en s'opposant à la remise des armes, "se met en dehors du jeu politique et hors-la-loi, et se rend compte qu'il semble être en rébellion contre l'État", ajoutant : "Cela affaiblit sa position au lieu de la renforcer".
Le gouvernement libanais a décidé en août de désarmer le Hezbollah, et l'armée a élaboré un plan en 5 étapes pour retirer les armes, une démarche que le parti a rapidement refusée, qualifiant la décision de "faute".
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