Organisations de la société civile : La décision américaine contre l'organisation Al-Dhamir soutient le récit de l'occupation et cherche à nuire au travail de la société civile palestinienne
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Organisations de la société civile : La décision américaine contre l'organisation Al-Dhamir soutient le récit de l'occupation et cherche à nuire au travail de la société civile palestinienne

SadaNews - Le réseau des organisations de la société civile palestinienne renouvelle sa ferme condamnation de la décision du ministère américain des Finances, prise en vertu de l'ordonnance exécutive n° 13224 émise au début du mois dernier, visant à classer l'organisation Al-Dhamir pour les droits des prisonniers et des droits de l'homme sur la liste de ce qu'on appelle "le terrorisme", ce qui représente un alignement avec les tendances de certains cercles proches du récit de l'occupation dans une tentative de stigmatiser le travail de la société civile palestinienne comme étant du terrorisme, en harmonie avec la relation de partenariat complète entre l'administration américaine et le gouvernement d'occupation.

Le réseau des organisations de la société civile palestinienne considère que la décision américaine prise à ce moment précis concernant une organisation palestinienne qui agit depuis 1991 conformément à la loi palestinienne et qui a obtenu les licences nécessaires, est une extension de la décision de l'occupation de classer 6 institutions sur la liste du terrorisme, y compris l'organisation Al-Dhamir qui se consacre aux droits humains et défend les prisonniers subissant des violations flagrantes de la part de l'État d'occupation. Au lieu de punir Al-Dhamir, il aurait été plus judicieux que les États-Unis essaient de lever l'iniquité à l'égard des prisonniers et de stopper les atteintes qu'exerce quotidiennement l'État d'occupation à leur encontre, alors que les États-Unis s'alignent sur la position de l'occupation et ses politiques. Le réseau estime que cette décision ne vise pas seulement à dissimuler les crimes continus de l'occupation, tels que le génocide et un nettoyage ethnique dans les territoires palestiniens occupés, mais constitue également un nouveau feu vert et une incitation à infliger davantage de souffrance au peuple palestinien.

Le réseau souligne que les tentatives d'assécher les ressources des organisations de la société civile, en continuant les pressions exercées par des organisations soutenant l'occupation, y compris ce qu'on appelle (l'ANJIO Monitor) et d'autres, ne sont pas nouvelles. La décision américaine devrait ajouter davantage de complications au travail de l'organisation Al-Dhamir, s'alignant sur les tentatives de fermeture des organisations de la société civile actives au service du public palestinien. En effet, la décision va jusqu'à imposer des restrictions supplémentaires sur les activités et le financement, à suspendre leurs transactions bancaires et à les poursuivre, ce qui nécessite de mener des campagnes larges pour expliquer les implications de cette décision et faire pression sur les États-Unis pour qu'ils reviennent immédiatement sur cette décision, car elle enfreint les valeurs et les accords internationaux les plus élémentaires qui respectent le droit de fonder des institutions, la liberté d'opinion et d'expression, et les droits civils.

Le réseau demande également à l'Autorité palestinienne et aux institutions concernées d'intervenir afin d'annuler cette décision injuste qui constitue une atteinte même à la constitution américaine elle-même, et de mener une action sérieuse aux États-Unis avec des outils juridiques, via des membres du Congrès et au niveau populaire, pour expliquer les conséquences de la décision américaine contre l'une des institutions palestiniennes travaillant dans le domaine des droits de l'homme. Le réseau réitère sa position de refus de cette décision et s'engage à faire tout ce qui est possible au niveau local, populaire et médiatique pour contrecarrer cette dangereuse tendance américaine à l'encontre des institutions de la société civile palestinienne.