Les pays du Golfe rejettent les frais du détroit d'Hormuz et accélèrent l'achèvement des projets de transport et de pipelines
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Les pays du Golfe rejettent les frais du détroit d'Hormuz et accélèrent l'achèvement des projets de transport et de pipelines

SadaNews - Les États du Conseil de coopération du Golfe ont rejeté tout frais de passage des navires dans le détroit d'Hormuz, et ont ordonné d'accélérer la mise en œuvre des projets de transport et d'infrastructure communs, alors que la guerre en Iran approche de sa neuvième semaine.

Cette orientation a été exprimée dans la déclaration finale du dix-neuvième sommet consultatif du Golfe qui s'est tenu dans la ville de Djeddah, en Arabie saoudite, sous la présidence du prince héritier Mohammed ben Salmane. Les dirigeants ont insisté sur leur refus catégorique des mesures "illégales" iraniennes visant à fermer le détroit ou à entraver la navigation, y compris l'imposition de tout frais sous n'importe quel nom, réaffirmant la nécessité de restaurer la liberté de navigation et de revenir à la situation qui prévalait avant le début de la guerre le 28 février.

La guerre a entraîné une quasi-fermeture du détroit d'Hormuz, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements en énergie, provoquant des fluctuations sur les marchés, augmentant les prix, et suscitant des craintes d'une vague d'inflation mondiale, tandis que certains producteurs du Golfe ont été contraints de réduire leur production de pétrole.

L'Iran a déclaré qu'il commencerait à imposer des frais aux navires passant par le détroit, et a adopté à cette fin une loi spécifique, dans une tentative d'imposer son contrôle sur ce passage vital, ce qui a rencontré un grand rejet.

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Dans le même temps, les dirigeants ont ordonné au secrétariat général d'accélérer l'achèvement des projets communs du Golfe, notamment dans les domaines du transport et des services logistiques, tout en avançant le projet de chemins de fer du Golfe, en plus de renforcer l'interconnexion électrique et d'étudier la création de réseaux de pipelines pour transporter le pétrole et le gaz, ainsi que des projets de connexion hydrique et de réserve stratégique.

Une confiance en baisse avec Téhéran

Dans ce contexte, les dirigeants ont condamné les "agressions iraniennes flagrantes" visant les pays du Conseil ainsi que la Jordanie, affirmant leur droit à se défendre individuellement et collectivement conformément à la Charte des Nations Unies, tout en soulignant que la sécurité des États du Conseil est "un tout indivisible", et qu'une agression contre un État membre est considérée comme une agression contre tous.

La déclaration a également souligné la baisse de confiance avec l'Iran, appelant Téhéran à prendre des mesures sérieuses pour la restaurer, parallèlement à un soutien aux voies diplomatiques pour mettre fin à la crise, et à "ouvrir la voie à des accords et des entendements qui traitent des sources de préoccupation des États du Conseil et renforcent la sécurité et la stabilité à long terme".

Les dirigeants ont également salué la capacité des États du Conseil à contenir les conséquences de l'escalade, notamment en réhabilitant rapidement les installations énergétiques touchées, en maintenant la stabilité des approvisionnements, en faisant face aux perturbations des chaînes d'approvisionnement et en renforçant la coopération dans les secteurs de la logistique et de l'aviation.

Ces messages ont été renforcés par les interventions des dirigeants participants, le prince du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, affirmant que le sommet reflète une position unifiée du Golfe soutenant les voies diplomatiques, tandis que le ministre des Affaires étrangères des Émirats, Cheikh Abdallah bin Zayed, a souligné la nécessité d'élever le niveau de coordination et d'intégration pour faire face aux défis régionaux, réaffirmant que la sécurité des États du Conseil est indivisible.