Calcalist : L'économie israélienne est apparemment forte mais cache un déficit persistant
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Calcalist : L'économie israélienne est apparemment forte mais cache un déficit persistant

SadaNews - Les données de 2025 publiées par le Bureau central des statistiques en "Israël" présentent une image duale, avec un quart de siècle de croissance économique notable, face à un avertissement clair sur les signes d'érosion des bases financières et démographiques.

Le journal "Calcalist" israélien se concentre dans son rapport sur "le troisième aspect de l'histoire" comme étant la source de danger, signalant que la poursuite d'un déficit budgétaire au-dessus de 5% du produit intérieur brut pour la troisième année consécutive "n'est pas durable".

Selon le journal israélien, le déficit du budget gouvernemental s'élevait à 5,2% du produit intérieur brut selon les calculs du Bureau des statistiques, contre 4,7% selon les données du contrôleur général, ce qui reflète un écart d'environ 11 milliards de shekels (environ 3,5 milliards de dollars).

Le journal affirme que le Bureau des statistiques se base sur des normes internationales, et est l'organisme officiel sur lequel s'appuient les institutions internationales, y compris les agences de notation.

"Calcalist" conclut que la répétition d'un déficit dépassant 5% du PIB pour la troisième année soulève des questions sur la trajectoire financière, avertissant qu'un gouvernement "ne corrige pas sa trajectoire financière ni n'implémente de réformes profondes" pourrait priver l'économie des conditions qui lui ont permis auparavant de croître.

Avertissements et risques

Le journal indique que la fin de la présentation annuelle du Bureau des statistiques avec les données du déficit "n'est pas venue par hasard", mais est survenue dans le cadre des avertissements précédents du chef économiste du bureau et du Fonds monétaire international concernant "l'insoutenabilité", et la difficulté à gérer une politique de dépenses expansionniste sans contrôle.

"Calcalist" souligne que le danger n'est pas un effondrement immédiat, mais "une érosion" progressive des moteurs de croissance, si la trajectoire financière se poursuit sans ajustement.

Démographie et production

En plus du déficit budgétaire, les données révèlent un changement démographique accéléré, avec une augmentation de la part des groupes plus âgés qui nécessitent une base de main-d'œuvre plus large pour financer les services de santé et de protection sociale dont la demande augmente.

En contrepartie, la part des groupes ayant des taux de participation faibles sur le marché du travail augmente, ce qui exerce une pression sur la base des contribuables et la rend plus petite.

"Calcalist" rapporte que la persistance de l'intégration faible de certains groupes sur le marché du travail, la baisse de la qualité de l'éducation de base, et l'augmentation des taux de criminalité qui affectent les capacités économiques, sont tous des facteurs qui pourraient mener à "l'érosion de la base de croissance future".

Bien qu'"Israël" ait enregistré une croissance économique d'environ 3% en 2025, et que les investissements et les exportations aient commencé à se redresser après une période moins sévère de confrontations militaires, le journal israélien affirme que les prévisions de croissance dépassant 5% en 2026 restent conditionnées par la capacité du gouvernement à traiter les déséquilibres structurels.

"Calcalist" insiste sur le fait que l'équation ne concerne pas la reproduction d'une précédente "miracle", mais le maintien de ce qui a été accompli, dans un contexte où les déficits se répètent, avec des pressions démographiques croissantes, et avec des avertissements d'une trajectoire financière qui pourrait affaiblir la capacité de l'économie israélienne à continuer de croître aux taux qui ont été observés au cours du dernier quart de siècle.