Analyse révélatrice : l'armée d'occupation détermine des zones dangereuses comme refuges pour les déplacés de la ville de Gaza
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Analyse révélatrice : l'armée d'occupation détermine des zones dangereuses comme refuges pour les déplacés de la ville de Gaza

SadaNews - Dans le contexte des déclarations récentes du porte-parole de l'armée d'occupation israélienne, Avichai Adraee, qui a affirmé que "l'évacuation de la ville de Gaza est inévitable", des détails inquiétants émergent sur la planification de terrain qui est censée orienter le mouvement de déplacement des habitants de la bande de Gaza selon l'armée d'occupation, ce qui suscite des craintes croissantes d'une catastrophe humanitaire imminente.

Le journal "Haaretz" a publié une enquête basée sur une analyse réalisée par les experts en cartographie "Adi Ben Nun" de l'Université hébraïque et le professeur "Yaakov Garb" de l'Université Ben Gourion, qui ont révélé qu'un certain nombre de zones que l'armée d'occupation israélienne a déclarées comme zones de relocalisation pour les habitants du nord de la bande de Gaza se situent en fait dans des zones que l'armée elle-même a classées comme "dangereuses" et non adaptées à la présence de civils.

Il est paradoxal que la carte publiée par l'armée d'occupation montre ces zones en rouge, ce qui reflète un contraste frappant entre les déclarations officielles israéliennes et la réalité sur le terrain.

L'analyse menée par le professeur israélien Garb a montré que la situation ne se limite pas à un ou deux cas : parmi les 19 "blocs" de relocalisation identifiés par l'armée d'occupation, 6 blocs se situent en partie ou entièrement en dehors des zones autorisées.

Le problème ne s'arrête pas à la contradiction dans la délimitation des zones, mais s'étend à la nature même de ces zones. Selon l'analyse, l'espace disponible pour le déplacement ne dépasse pas 7 kilomètres carrés, une superficie très faible par rapport au nombre de personnes qui sont appelées à évacuer. Pire encore, cette superficie n'est pas entièrement vide : certaines zones sont des terrains sur lesquels il est impossible d'installer des tentes, tandis que d'autres contiennent déjà des tentes, ce qui limite la capacité d'accueillir davantage de déplacés.

Des images satellites récentes envoyées par Ben Nun et Garb au journal "Haaretz" ont montré que certaines zones ressemblent à des dunes de sable, rendant impossible ou très difficile l'installation de tentes ou la vie dans des conditions acceptables. D'autres endroits apparaissaient comme des routes ou des espaces susceptibles d'être submergés par les eaux de pluie, ce qui complique davantage la situation et réduit l'utilité de ces zones comme refuges temporaires.

Dans ce contexte, les organisations humanitaires opérant dans la région ont averti que toute nouvelle opération d'évacuation entraînerait une catastrophe humanitaire, d'autant plus que la plupart des habitants ont déjà été déplacés plusieurs fois et souffrent de conditions de vie difficiles, n'ayant ni la capacité physique ni psychologique de se déplacer à nouveau. Ces organisations soulignent que la situation humanitaire à Gaza a atteint des niveaux critiques même avant de parler d'une nouvelle évacuation, rendant toute action de ce type périlleuse.

Les déclarations d'Adraee, qui a décrit l'évacuation comme un "acte inévitable", reflètent une orientation officielle vers la mise en œuvre d'une opération à grande échelle, malgré les avertissements croissants concernant ses conséquences humanitaires et logistiques. Tandis que les autorités militaires parlent de la nécessité d'évacuer, les faits sur le terrain révèlent un manque de planification réaliste, des informations contradictoires et un manque d'éléments essentiels pour garantir la sécurité des civils.