
Débat sur la démocratie et l'armée en Afrique de l'Ouest : Existe-t-il de bons coups d'État ?
SadaNews - Un article analytique intitulé "Afrique de l'Ouest : Existe-t-il de bons coups d'État ?" met en lumière les changements militaires qui ont renversé des régimes politiques au Burkina Faso, au Niger et au Mali, provoquant un tremblement dans le paysage politique africain.
Pour beaucoup en Occident et au sein du pouvoir traditionnel, ces coups d'État représentent un recul grave de la démocratie, mais sur le terrain, parmi les jeunes et les citoyens ordinaires, un récit différent émerge, mettant en avant l'idée de se libérer de décennies de pillage par les élites, de promesses non tenues, et d'un théâtre démocratique qui n'a rien réalisé de tangible.
L'article part d'un angle qui dépasse la légalité et la constitutionnalité des coups d'État pour rechercher une réponse à la question : Existe-t-il un bon coup d'État ?
Il souligne que dans la plupart des régions d'Afrique, il a longtemps existé une confusion entre les élections simulées et la démocratie qui représente la volonté des peuples, où les dirigeants africains apparaissent devant les caméras prêtant serment sur des constitutions tout en prétendant à la légitimité via les urnes, tandis que les caisses de l'État sont pillées en secret, les services publics s'effondrent, et les politiques sont imposées par des puissances étrangères à travers des dettes et de l'aide conditionnelle.
Le rapport s'interroge sur le caractère des élections qui ont eu lieu au cours des dernières décennies dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest et sur les résultats qu'elles ont apportés aux populations, alors que ces pays continuent de figurer en tête des classements d'insécurité, souffrant de pauvreté, de famine, et d'un manque d'éducation.
L'article ajoute que la démocratie dans de nombreux pays africains est devenue un faux semblant pour apaiser les bailleurs de fonds internationaux, à travers lequel les dirigeants conçoivent des constitutions pour prolonger leur mandat, tandis que les peuples continuent de subir la pauvreté.
Guerre des générations
Il est mentionné que ce qui se produit avec les coups d'État, en particulier dans la région de l'Afrique de l'Ouest, et surtout dans les pays du Sahel n'est pas des transitions politiques, mais plutôt une révolution ou un affrontement entre des générations sur le déclin et des jeunes qui en sont encore au début.
En témoigne, la classe politique dirigeante dans la plupart des pays africains représentée par des générations ayant exercé le pouvoir pendant six décennies, dont certains ont vécu la période précédant l'indépendance et dépassent 80 ans tout en conservant leurs privilèges.
En revanche, la région où les jeunes de moins de 25 ans représentent environ 60 % de la population, voient leur avenir s'évanouir, étant confrontés au chômage et à un manque d'éducation.
Dans ce contexte, l'article souligne que les coups d'État dans le Sahel sont le sommet de cette colère provoquée par la corruption des élites et le pillage des ressources, les jeunes officiers n'ayant pas seulement renversé des gouvernements, mais ayant abattu tout un système, représentant ainsi une nouvelle vision et direction axée sur la libération du colonialisme et de ses alliés.
Les récents changements dans la région ont prouvé que la jeunesse n'est plus qu'un chiffre démographique, mais une force politique influente et déterminante, prête à agir en dehors des cadres constitutionnels.
Existe-t-il un bon coup d'État ?
La question la plus importante soulevée par l'article est de savoir si la démocratie peut être mauvaise ? Et existe-t-il un bon coup d'État ?
Partant de là, si la démocratie signifie des élections interminables ne produisant aucun changement, alors peut-être qu'il y a de la place pour l'agitation.
Bien que les coups d'État dans le Sahel ne soient pas idéaux et comportent des risques, ils ont réalisé ce qui est rare, redonnant aux gens un sentiment de dignité et de nationalisme.
Concernant ce que les coups d'État ont accompli, l'article cite le capitaine Ibrahim Traoré qui n’a trouvé pas d’État opérationnel, mais a hérité d’un État en ruines, et en peu de temps, a prouvé que la volonté politique est capable de commencer à guérir un pays pauvre déchiré par les guerres.
Source : Africa Report

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