La troïka européenne brandit des sanctions pour ramener Téhéran à la table des négociations
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La troïka européenne brandit des sanctions pour ramener Téhéran à la table des négociations

SadaNews - Le mardi, le journal "Financial Times" a rapporté que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont informé les Nations unies de leur disposition à réimposer des sanctions contre l'Iran si Téhéran ne revenait pas à des négociations avec la communauté internationale concernant son programme nucléaire.

Le rapport indique, citant une lettre à laquelle le journal a eu accès, que les ministres des affaires étrangères de ce que l'on appelle le groupe "troïka européenne" ont écrit aux Nations unies mardi pour signaler la possibilité de "réimposer les sanctions" à moins que l'Iran ne prenne des mesures.

Les ministres ont déclaré dans la lettre : "Nous avons clairement indiqué que si l'Iran n'est pas prêt à parvenir à une solution diplomatique avant la fin d'août 2025, ou s'il ne saisit pas l'occasion d'une prolongation, le groupe des trois pays européens est prêt à activer le mécanisme de réimposition des sanctions".

Cet avertissement du groupe "troïka européenne" survient après des discussions avec l'Iran à Istanbul le mois dernier, qui ont été la première réunion directe depuis les frappes israéliennes et américaines contre des sites nucléaires iraniens.

Le "Financial Times" a révélé à la fin du mois dernier que les Européens sont prêts à accorder à l'Iran un "prolongement limité" du délai avant d'activer le "mécanisme de déclenchement", si Téhéran acceptait des conditions spécifiques liées à l'enrichissement de l'uranium et à la transparence des installations nucléaires.

Dans ce contexte, le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Kazem Gharib Abadi, a déclaré que son pays avait clarifié ses positions "principales", en soulignant la poursuite des consultations avec les Européens, sans faire d concessions concrètes.

Alors que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, a appelé l'Iran à "une transparence totale", il a exprimé son optimisme quant au retour des inspecteurs internationaux sur les sites nucléaires iraniens plus tard dans l'année, insistant sur "la nécessité de rétablir des relations normales avec l'Iran" conformément au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.