Moody's maintient la note de crédit d'Israël inchangée
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Moody's maintient la note de crédit d'Israël inchangée

Traduction Économie SadaNews - L'agence Moody's a maintenu la note de crédit d'Israël à Baa1 avec une perspective stable.

Moody's a précisé que cette annonce ne constitue pas une action de notation à part entière, mais un résumé actualisé des considérations qui sous-tendent la notation actuelle. Selon le département économique de Yedioth Ahronoth, traduit par le département Économie de SadaNews.

L'agence a souligné que l'économie israélienne a montré sa résilience face aux chocs géopolitiques, mais que la fragilité de la situation sécuritaire continue d'ombrager les perspectives économiques et financières.

Selon Moody's, des accords de cessez-le-feu avec l'Iran, le Hezbollah et le Hamas pourraient permettre à l'économie de se redresser progressivement après le déclin observé au cours du premier trimestre de cette année, mais ces accords demeurent fragiles.

Si ces accords tiennent, Moody's prévoit une croissance d'environ 3,7 % en 2026 et d'environ 5 % en 2027, après une croissance de 2,9 % l'année dernière.

Concernant l'inflation, Moody's indique que le taux annuel de hausse des prix a chuté à 1,9 % en mai, en partie grâce à l'augmentation de la valeur du shekel et à la limitation de l'impact sur Israël de la hausse des prix énergétiques mondiaux.

L'agence prévoit un taux d'inflation annuel moyen d'environ 2 % en 2026 et 2027, une baisse significative par rapport à une moyenne de 3 % en 2025, conforme à l'objectif de la Banque d'Israël.

Moody's avertit que le solde financier reste sous pression en raison des dépenses structurellement élevées pour la défense et la sécurité nationale, estimées à environ 6 % du PIB chaque année.

L'agence prévoit un déficit du budget du gouvernement central d'environ 5,3 % du PIB en 2026 et d'environ 4,4 % en 2027, après avoir atteint 4,7 % l'année dernière, et un déficit du budget général d'environ 5,9 % en 2026.

On s'attend à ce que le ratio de la dette au PIB se stabilise autour de 70 % au cours des deux prochaines années, légèrement supérieur aux 68,5 % enregistrés en 2025.

Moody's a indiqué que la pression à la hausse pourrait résulter d'une clarification des accords de cessez-le-feu et des efforts rapides de réduction des déficits. En revanche, une nouvelle escalation géopolitique, une faiblesse économique ou financière non liée à la sécurité, et un affaiblissement des institutions de l'État israélien, notamment le pouvoir judiciaire, pourraient exercer une pression négative sur la note de crédit.