Mobilisation sans précédent : 40 pays se préparent à sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz
SadaNews - Plus de 40 pays se réunissent aujourd'hui, lundi, pour discuter de leurs contributions militaires dans le cadre d'une mission européenne visant à escorter les navires commerciaux et à rétablir la libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.
Le ministère britannique de la Défense a déclaré dans un communiqué hier, dimanche, que le ministre de la Défense, Jon Healy, présidera – avec sa contrepartie française, Catherine Fautran – une réunion qui se tiendra aujourd'hui, lundi, et comprendra des représentants de plus de 40 pays.
Cette réunion se tiendra par le biais des technologies de communication à distance et sera la première du genre au niveau des ministres de la Défense dans le cadre de la mission multinationale visant à escorter les navires et à restaurer le transport maritime à travers le détroit d'Ormuz.
Déminage
Ces pays devraient offrir des capacités militaires dans les domaines du déminage et de l'escorte des navires, dans le cadre d'une mission navale défensive menée par la Grande-Bretagne et la France, visant à rassurer les navires commerciaux cherchant à traverser le détroit, comme l'a confirmé aujourd'hui l'agence Bloomberg américaine.
L'annonce de cette réunion est survenue peu de temps après un avertissement iranien à Londres et Paris concernant les conséquences de l'envoi de navires de guerre dans la région, alors que la France et la Grande-Bretagne prévoyaient d'envoyer des navires de guerre au Moyen-Orient.
La France a envoyé le porte-avions nucléaire "Charles de Gaulle" au Moyen-Orient, tandis que la Grande-Bretagne a annoncé samedi dernier son intention d'envoyer le destroyer "HMS Dragon".
Pour expliquer ces mouvements, les deux pays ont confirmé qu'ils s'inscrivent dans un cadre de "positionnement préalable", en préparation d'une éventuelle mission internationale visant à aider à protéger la navigation maritime, après avoir établi un cessez-le-feu permanent.
Hier, dimanche, le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France "n'a jamais envisagé" de déployer des forces navales dans le détroit d'Ormuz, mais plutôt une mission sécuritaire "coordonnée avec l'Iran".
Le président français Emmanuel Macron réitère son refus du blocus du détroit d'Ormuz par quiconque (Reuters)
Mesure de précaution
Macron a déclaré aux journalistes dans la capitale kenyane Nairobi, la deuxième étape de sa tournée africaine après l'Égypte, qu'il maintient sa position opposée à tout blocus du détroit par quiconque, en référence à sa fermeture du côté iranien et à son blocus du côté américain.
Un porte-parole du ministère britannique de la Défense a déclaré que le déploiement du destroyer "HMS Dragon" s'inscrit dans le cadre d'une "mesure de précaution", visant à garantir que le Royaume-Uni soit prêt à contribuer à la sécurisation du détroit lorsque les conditions le permettront.
Depuis le déclenchement de la guerre américaine-israélienne contre l'Iran le 28 février dernier, la navigation dans le détroit d'Ormuz a connu une phase d'instabilité sans précédent.
Les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur l'Iran en imposant un blocus maritime sur les ports iraniens et les navires iraniens traversant le détroit, tandis que Téhéran a largement fermé le détroit aux mouvements des navires commerciaux et des pétroliers.
L'escalade mutuelle entre les deux parties a aggravé la crise du transport maritime dans la région, au milieu d'une crise majeure qui a perturbé le commerce mondial et les marchés de l'énergie, avec l'augmentation des coûts de transport et des prix du pétrole et l'accroissement des risques sécuritaires auxquels sont confrontés les navires traversant le détroit.
Ministère de la Santé : La vie de milliers de patients est en danger en raison de la pénur...
Rapport : Trump fixe "la ligne rouge" pour la reprise de la guerre avec l'Iran
Un coup dur pour Trump : La Chambre des représentants américaine pourrait mettre fin à la...
10 martyrs dans des frappes israéliennes ciblant des appartements à Gaza
Météo : légère hausse des températures
Trump : un accord avec l'Iran possible d'ici la fin de semaine
Irakji : Aucun progrès tangible n'a été enregistré dans les négociations avec Washington