Guerre d'Iran.. Le Vendredi Saint sera-t-il l'heure zéro ?
SadaNews - Les analyses de trois journaux britanniques se croisent pour dessiner un tableau inquiétant de l'évolution de la guerre contre l'Iran, où l'escalade militaire se mêle à l'incertitude politique, alors que les signes d'un possible passage à une phase d'intervention terrestre se multiplient, avec toutes les conséquences régionales et internationales que cela entraîne.
Intitulé : "Trump prévoit-il une invasion terrestre de l'Iran le Vendredi Saint ?" le Times situe le comportement du président américain Donald Trump dans le cadre de ce qu'il appelle "l'ambiguïté armée", en notant que le flot de déclarations contradictoires du président - allant de l'annonce de la victoire à une menace de retrait - n'est pas entièrement aléatoire, mais pourrait être une tactique pour gagner du temps.
Le journal cite des cercles à Washington décrivant cette stratégie comme une combinaison de menaces aigües et de messages rassurants, dans une tentative de faire pression sur l'Iran d'une part, et d'apaiser les marchés de l'autre, alors que les préparatifs militaires se poursuivent sur le terrain.
Cependant, cette interprétation n'a pas fait l'unanimité, car le magazine The Economist estime que la situation reflète une grande part de confusion et d'incertitude, et qu'il n'est pas clair pour Trump lui-même quelle sera la prochaine étape.
Il est à cet égard mentionné le déploiement des forces américaines sans clarté sur les objectifs finaux, ce qui renforce les craintes d'un glissement non maîtrisé vers un affrontement plus large, mais le journal iPaper considère que les rassemblements militaires pourraient constituer un outil de dissuasion ou une préparation concrète à la guerre, affirmant que les objectifs américains restent indéterminés.
Malgré cette clarité sur les objectifs, les trois journaux s'accordent à dire que les mouvements militaires américains pourraient ne plus être de simples menaces, mais qu'ils sont entrés dans une phase de mise en œuvre effective, et l'un d'eux souligne que le nombre de ces forces a maintenant dépassé les 50 000 soldats américains au Moyen-Orient, accompagnés de centaines de vols militaires, indiquant une escalade logistique à grande échelle.
Le Vendredi Saint
En ce qui concerne le timing de l'opération, le Times estime que le meilleur moment pour le faire est lorsque les marchés sont fermés, surtout si l'armée a des missions courtes et spécifiques à accomplir avant leur réouverture. Y a-t-il un meilleur moment que le long week-end prochain, lorsque Wall Street et l'Europe seront fermées pendant trois jours en raison du Vendredi Saint ? se demande le journal.
Les données, selon les trois journaux, suggèrent une attention particulière à l'île de Khark, qui est un point névralgique pour les exportations pétrolières iraniennes, ce que confirme The Economist en disant : "C'est un centre essentiel pour 90 % des exportations pétrolières iraniennes, en faisant une cible stratégique dans toute opération militaire potentielle."
Bien que les estimations sur les intentions de Washington diffèrent, les journaux s'accordent sur un point fondamental : la guerre terrestre en Iran sera d'une grande complexité et présentera des conséquences graves. The Economist, par exemple, avertit de la répétition d'expériences historiques amères, affirmant que les guerres terrestres en Asie n'ont que rarement été en faveur des États-Unis, en référence au Vietnam, à l'Irak et à l'Afghanistan, où les opérations militaires rapides se sont transformées en guerres d'usure prolongées.
iPaper partage ce point de vue selon les suivis de SadaNews, affirmant que toute intervention pourrait "entraîner les États-Unis dans une guerre d'usure sanglante", tandis que le Times ajoute que le déploiement des troupes crée une sorte de "fatalisme militaire", rendant le retrait plus difficile avec le temps.
Le dilemme du lendemain
Les inquiétudes ne s'arrêtent pas aux limites de l'attaque, mais s'étendent au-delà, posant une question centrale : que se passera-t-il après la prise de contrôle ? The Economist déclare que les Marines pourraient occuper l'île de Khark, "mais que va-t-il se passer ensuite ?" Ce qui concorde avec iPaper qui précise que "le problème n'est pas de prendre le contrôle… mais ce qui se passe juste après".
Elle souligne ici que les estimations suggèrent que toute force américaine fera face à des attaques par missiles et drones, à des difficultés d'approvisionnement et de soutien, ainsi qu'à un environnement de combat hostile et ouvert, rendant tout "rapide succès" un fardeau stratégique à long terme.
De plus, les analyses s'accordent à dire que l'Iran possède des outils de réaction efficaces et une capacité à transformer la guerre en un conflit d'usure, et The Economist prévoit que l'Iran bombardera les forces américaines d'une pluie de drones et de missiles, tandis qu'iPaper affirme que la réponse iranienne pourrait être "rapide et directe", compte tenu de la disposition de Téhéran d'un réseau de capacités militaires non conventionnelles, rendant toute présence militaire américaine vulnérable.
L'économie au cœur de la bataille
Les développements militaires ne peuvent être dissociés de leurs répercussions économiques, car les journaux signalent que l'énergie et les marchés mondiaux représentent un champ de bataille parallèle au conflit. The Economist avertit qu'une escalade pourrait conduire à "une augmentation des prix de l'énergie… et causer des dommages à l'économie mondiale", alors que le Times souligne que Trump essaie constamment de rassurer les marchés, même pendant l'escalade, à travers des messages contradictoires.
Le journal va au-delà en suggérant la possibilité de choisir le timing des opérations militaires avec soin, comme les exécuter pendant les vacances où les marchés sont fermés, pour minimiser les chocs économiques.
On peut dire que la couverture de ces journaux reflète une image complexe d'une situation qui tend vers une escalade supplémentaire, convergeant sur le danger de la guerre terrestre et la possibilité qu'elle se transforme en bourbier, tout en s'accordant sur l'importance du détroit d'Hormoz et de l'île de Khark comme clés du conflit. La question reste : ces mouvements mèneront-ils à une frappe limitée ou à une guerre longue qui redéfinira les équilibres de la région et du monde ?
Source : iPaper + Economist + Times
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