L'Irak autorise l'exportation de carburant par voie terrestre à travers la Syrie pour la première fois depuis des décennies
SadaNews - L'Irak a commencé à exporter du carburant par voie terrestre à travers la Syrie pour la première fois depuis des décennies, une décision qui reflète l'ampleur des perturbations subies par les voies d'expédition traditionnelles en raison de l'escalade de la guerre avec l'Iran.
La société d'exportation de pétrole irakienne "SOMO" a conclu des contrats pour fournir environ 650 000 tonnes de fioul pendant la période d'avril à juin, selon un document consulté par "Reuters", les expéditions étant transportées par voie terrestre à travers le territoire syrien, un itinéraire qui n'a pas été utilisé depuis de nombreuses années.
La première flotte de cargaisons a été lancée mardi, alors que les restrictions sur la navigation dans le détroit d'Ormuz demeurent. Deux personnes bien informées ont déclaré que la fin de la guerre civile en Syrie et les bouleversements sans précédent causés par la guerre avec l'Iran faisaient de cet itinéraire l'option la plus optimale actuellement, malgré un coût opérationnel élevé par rapport au transport maritime.
Auparavant, l'Irak dépendait principalement des exportations maritimes via les ports du Golfe, comme celui de Khor al-Zubair, pour accéder aux marchés internationaux, avant que les récents développements ne l'amènent à chercher des alternatives d'urgence.
Presse de guerre sur les voies d’exportation
Cette démarche intervient dans le contexte des conséquences de la guerre avec l'Iran, qui a entraîné une interruption effective des expéditions à travers le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole.
Cette situation a poussé des pays producteurs, y compris l'Irak, à réduire leur production de pétrole en raison de la saturation des installations de stockage, étant donné la difficulté d'exportation, où la production des principaux champs du sud a diminué d'environ 80 % pour atteindre environ 800 000 barils par jour.
La production de l'Irak dans des conditions normales est d'environ 4 millions de barils par jour, dont la plupart proviennent des champs du sud qui pompaient plus de 3 millions de barils par jour avant la guerre.
Cela fait partie d'une vague plus large de réduction de production dans le Golfe, où l'Arabie saoudite, les Émirats, le Koweït et le Qatar ont également réduit leurs approvisionnements avec la perte de capacité d'exportation et la saturation des réservoirs, alors que les estimations de l'Agence internationale de l'énergie indiquent une perte d'approvisionnement pouvant atteindre environ 10 millions de barils par jour.
Les documents de "SOMO" indiquent que les cargaisons seront vendues avec des remises allant de 155 à 170 dollars la tonne. Les contrats ont été répartis entre quatre commerçants locaux, dont des contrats pour fournir 720 000 tonnes de fioul lourd sulfuré sur trois mois, répartis entre les raffineries du nord, du centre et du sud de l'Irak, ainsi que des contrats de plus petite taille, selon "Reuters".
Un changement plus large dans la stratégie irakienne
Cette étape fait partie d'efforts plus larges de l'Irak pour diversifier les points d'exportation et réduire sa dépendance au Golfe, étant à l'étude la création d'un nouveau pipeline reliant son territoire au port de Baniyas en Syrie, loin de l'ancienne ligne Kirkouk-Baniyas qui n'est plus opérationnelle, parallèlement à des plans pour augmenter la capacité d'exportation via le port de Ceyhan en Turquie.
Cet itinéraire ravive des liens logistiques anciens entre l'Irak et la Syrie, remontant au pipeline Kirkouk-Baniyas qui a été mis en service dans les années 1950, acheminant le pétrole des champs de Kirkouk dans le nord de l'Irak vers le port de Baniyas sur la Méditerranée avec une capacité de conception d'environ 300 000 barils par jour, avant d'être interrompu au début de ce siècle en raison des guerres et des sanctions, et subissant par la suite des dommages durant le conflit syrien.
Bagdad explore également le développement de voies alternatives incluant la Jordanie, la Syrie et la Turquie, afin de renforcer la flexibilité du réseau d'exportation face aux bouleversements géopolitiques, surtout avec la répétition des risques liés au détroit d'Ormuz.
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