L'occupation continue de fermer la mosquée Al-Aqsa pour le 18ème jour... la décision inclut l'église du Saint-Sépulcre
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L'occupation continue de fermer la mosquée Al-Aqsa pour le 18ème jour... la décision inclut l'église du Saint-Sépulcre

SadaNews - Les autorités d'occupation poursuivent la fermeture de la mosquée Al-Aqsa dans la ville occupée de Jérusalem, pour le dix-huitième jour consécutif, sous des prétextes "sécuritaires" liés à des développements régionaux.

Le gouvernorat de Jérusalem a réaffirmé son refus catégorique de cette mesure, précisant que sa position ne découle pas d'une négligence des considérations liées à la sécurité des fidèles, ou d'une diminution de l'importance de la préservation des vies, mais d'un principe juridique et politique solide concernant l'autorité exclusivement habilitée à gérer les affaires de la mosquée Al-Aqsa et des autres lieux saints à Jérusalem.

Il a été précisé que la gestion de la mosquée Al-Aqsa, y compris l'organisation de l'accès à celle-ci et l'ouverture ou la fermeture de ses portes en cas de nécessité, est un droit exclusif du Département des waqfs islamiques de Jérusalem, relevant du ministère des Waqfs et des affaires islamiques de la Jordanie, en vertu du mandat hachémite sur les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem, mandat reconnu au niveau international, et implicitement et pratiquement accepté par les autorités d'occupation à travers les accords en place depuis des décennies.

Il a été souligné que l'expérience récente lors de la pandémie de COVID-19 constitue une preuve claire concernant l'autorité compétente ; en effet, la décision de fermer la mosquée Al-Aqsa à l'époque n'a pas été émise par la police d'occupation, mais par le Département des waqfs islamiques lui-même, qui a pris la décision de manière volontaire et responsable, partant de son obligation de protéger les fidèles et de limiter la propagation de l'épidémie, ce qui confirme que la gestion des affaires de la mosquée, y compris les décisions de fermeture exceptionnelles, est un droit fondamental des waqfs, et ne relève pas des prérogatives d'une autre entité.

Toute intervention des forces d'occupation dans la fermeture de la mosquée Al-Aqsa ou dans la détermination des modalités d'accès à celle-ci est considérée comme une atteinte directe à ces prérogatives, et une tentative d'imposer une nouvelle réalité qui dépouille le Département des waqfs de son rôle légal et religieux, et compromet l'un des aspects les plus importants de la situation historique et juridique en cours à Jérusalem.

Il a été noté que le danger de cette mesure ne réside pas seulement dans la fermeture de la mosquée Al-Aqsa en elle-même, mais dans la consécration d'un précédent dangereux qui ouvre la porte à transformer cette intervention en une politique systématique, car lorsque les appareils d'occupation monopoliseront la décision d'ouvrir et de fermer les lieux saints, ils pourront à l'avenir suspendre le culte à tout moment, que ce soit sous prétexte de "sécurité", ou en réponse aux pressions de groupes coloniaux cherchant à imposer des réalités de judaïsation dans la vieille ville, en particulier à la mosquée Al-Aqsa.

Ce comportement ne se limite pas à la mosquée Al-Aqsa seule, mais s'étend également à l'église du Saint-Sépulcre, reflétant une tendance générale à la domination sécuritaire sur les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem, en violation claire du droit international et des arrangements historiques régissant la gestion de ces lieux sacrés.