Attaque contre l'ambassade américaine à Bagdad, le Hezbollah irakien pleure son responsable de la sécurité
SadaNews - Des explosions ont résonné autour de l'ambassade américaine à Bagdad, tandis que les "Brigades du Hezbollah" irakiennes ont annoncé lundi soir la mort de leur responsable de la sécurité, connu sous le nom "Abou Ali al-Askari", dans un contexte de tensions sécuritaires qui règnent dans le pays depuis l'irruption d'une confrontation directe entre l'Iran d'une part et les États-Unis et Israël d'autre part, à la fin du mois dernier.
Des sources médiatiques ont indiqué tôt ce mardi que les défenses aériennes avaient intercepté un drone visant l'ambassade américaine située en plein cœur de la capitale irakienne, puis ont déjoué une deuxième tentative quelques minutes après la première.
Peu après, l'agence Reuters a rapporté, citant des sources de sécurité irakiennes, qu'une vague d'attaques par drones et roquettes a ciblé l'ambassade américaine à Bagdad, qualifiant cette vague d'attaques de la plus intense depuis le début des attaques, avec l'utilisation d'au moins cinq drones.
Reuters a également rapporté des témoignages d'un témoin oculaire ayant entendu une forte explosion dans la capitale irakienne, et d'un autre témoin ayant vu trois drones se diriger vers l'ambassade, le système de défense aérienne ayant réussi à abattre deux d'entre eux tandis que le troisième s'est écrasé à l'intérieur du complexe de l'ambassade, provoquant l'émergence de flammes et de colonnes de fumée.
En parallèle, les Brigades du Hezbollah irakien ont pleuré la perte de leur responsable de la sécurité "Abou Ali al-Askari" dans un communiqué bref émis par le secrétaire général des brigades, Abou Hussein al-Hamidawi, sans préciser les détails des circonstances de sa mort ni le timing exact.
Il a aussi été annoncé la nomination de "l'Abou Mujahid al-Asaf" comme nouveau responsable de la sécurité, succédant à al-Askari.
Cet annonce interviennent alors qu'un responsable de la sécurité irakienne a affirmé à l'agence France Presse que le personnage connu sous le nom "Abou Ali al-Askari" est en fait le même que le leader "Abou Ali al-Amiri", qui avait été tué dans une frappe aérienne ciblant la zone d'Al-Araqat au cœur de Bagdad, dans la nuit de samedi dernier.
Sur le plan opérationnel, une source de sécurité irakienne a confirmé, dans les premières heures de mardi, l'activation des défenses autour de l'ambassade américaine à Bagdad pour contrer une attaque par drone.
Au cours des dernières heures, une large vague d'opérations d'attaques réciproques a été signalée dans diverses régions d'Irak, avec des rapports d'un correspondant d'Al Jazeera indiquant que des sites appartenant aux forces de mobilisation populaire et à des factions armées ont subi des frappes aériennes, y compris un site à Jurf al-Sakhar, au nord de la province de Babylon, et un point de contrôle dans la ville d'Al-Qaim, à l'ouest du pays.
En contrepartie, la capitale Bagdad a été frappée par une série d'attaques par drones visant un camp de soutien logistique près de l'aéroport de Bagdad et l'hôtel Al-Rasheed dans la zone verte fortifiée. Le ministère irakien de l'Intérieur a déclaré qu'après vérification, "il a été constaté qu'un drone s'était écrasé sur la clôture supérieure de l'hôtel, sans faire de pertes en vies humaines ni de dommages matériels notables".
Les défenses aériennes ont également intercepté un autre drone dans la zone de l'ambassade américaine, et dans la région du Kurdistan, les défenses de la coalition internationale ont déjoué des attaques par drones visant la ville d'Erbil et son aéroport.
Le champ pétrolier Majnoun à Bassorah, au sud de l'Irak, a subi des frappes répétées par drones, alors que les travailleurs étrangers qui y travaillaient avaient quitté le site peu avant l'attaque.
En réponse à ces attaques, le gouvernement irakien a déclaré que les "agressions terroristes" contre le champ pétrolier Majnoun, l'hôtel Al-Rasheed, et l'ambassade américaine auraient de graves répercussions.
Les "Brigades du Hezbollah" sont considérées comme l'une des factions les plus en vue au sein de "la résistance islamique en Irak", une coalition qui revendique presque quotidiennement des attaques par roquettes et par drones visant les "bases ennemies" en Irak et dans la région, dans le cadre de la guerre en cours depuis le 28 février dernier.
À noter qu' "Abou Ali al-Askari" représentait la vitrine médiatique et politique des brigades, étant donné que ses signatures figuraient sur leurs déclarations, la dernière d'entre elles étant un communiqué publié le 7 mars actuel, dans lequel il mettait en garde les États-Unis contre "la gravité du crime d'assassinat du leader suprême de la République islamique, l'imam Ali Khamenei".
Bien que les factions alliées à l'Iran aient accusé les États-Unis et Tel-Aviv d'être derrière ces frappes, aucune des deux parties - américaine ou israélienne - n’a officiellement revendiqué la responsabilité de ces opérations.
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