Le pétrole maintient ses gains... dans l'attente d'un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine
Économie internationale

Le pétrole maintient ses gains... dans l'attente d'un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine

SadaNews - Le pétrole a maintenu ses gains après que le président Donald Trump a exhorté la Russie à parvenir rapidement à un cessez-le-feu avec l'Ukraine, sous peine de faire face à de potentielles sanctions économiques, ce qui a suscité des craintes quant à la possibilité d'une interruption des approvisionnements en brut de l'un des producteurs d'OPEP+.

Le brut "Brent" s'est stabilisé à environ 70 dollars le baril après avoir clôturé en hausse de 2,3 % lors de la séance précédente, soit la plus forte augmentation en deux semaines. Le brut "West Texas Intermediate" se négocie autour de 67 dollars.

Trump a indiqué qu'il allait définir un nouveau délai de 10 à 12 jours pour que Moscou mette fin aux hostilités, avertissant de "sanctions secondaires" en cas de non-accord.

Cette initiative de Trump fait suite au dernier tour de sanctions imposées par l'Union européenne à la Russie, qui comprenaient des sanctions contre la société indienne "Nayara Energy".

Attente des accords commerciaux

Les marchés mondiaux se concentrent également sur la date limite américaine pour les accords commerciaux d'ici le 1er août, ainsi que sur la prochaine réunion de l'OPEP+ qui décidera de la politique d'approvisionnement pour septembre.

Le pétrole est en bonne voie pour enregistrer des gains mensuels avec des signes de pénurie des stocks dans certaines régions et une forte demande durant l'été dans l'hémisphère nord, la saison de pointe de la consommation. Cependant, des craintes subsistent quant à un excès d'offre d'ici la fin de l'année avec l'augmentation des approvisionnements.

Concernant la Russie, Trump a exprimé lundi son irritation envers le président Vladimir Poutine pour avoir rejeté des appels antérieurs à un cessez-le-feu. Le président américain avait initialement accordé à Moscou un délai de 50 jours pour parvenir à un cessez-le-feu, un délai qui aurait expiré le 2 septembre.