Rubio : Il faut élaborer un plan alternatif si l'Iran refuse de rouvrir le détroit d'Ormuz
Dernières actualités

Rubio : Il faut élaborer un plan alternatif si l'Iran refuse de rouvrir le détroit d'Ormuz

SadaNews - Alors que les efforts pakistanais se poursuivent pour rapprocher les points de vue entre Washington et Téhéran, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé que tout le monde souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, tout en soulignant la nécessité de disposer d'une "solution de repli" si Téhéran refuse de rouvrir le détroit d'Ormuz.

Rubio a déclaré lors d'une conférence de presse à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Helsingborg, en Suède, que Washington cherche à parvenir à une entente avec Téhéran, ajoutant qu'il y a eu des progrès dans les négociations avec l'Iran, mais il a indiqué qu'aucun résultat définitif n'avait encore été atteint.

Il a également précisé : "Nous voulons que l'Iran abandonne ses ambitions nucléaires", soulignant que les États-Unis ne désirent pas une intensification du conflit au Moyen-Orient.

Pakistan... le principal intermédiaire

Rubio a expliqué que le Pakistan est le principal intermédiaire dans les discussions sur l'Iran, affirmant : "Nous coordonnons avec plusieurs pays concernant l'Iran, mais Islamabad est le principal intermédiaire dans les négociations".

Par ailleurs, le ministre américain a déclaré qu'il n'y avait pas eu de demande précise d'aide de l'OTAN concernant le détroit d'Ormuz, ajoutant : "Nous réévaluons constamment la présence de nos forces en Europe".

Les déclarations de Rubio interviennent alors que le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, se rend à Téhéran ce vendredi, selon les informations de l'agence iranienne IRNA.

"Bonnes indications"

Le ministre américain a exprimé hier jeudi un optimisme prudent concernant les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre avec l'Iran, déclarant avant de partir pour une réunion de l'OTAN en Suède qu'il y a "de bonnes indications".

Il a également confirmé que le président américain Donald Trump préfère une solution négociée.

Téhéran a présenté cette semaine une nouvelle proposition aux États-Unis, mais ce qu'il en a dit publiquement a été une répétition des termes déjà rejetés par le président américain Donald Trump auparavant, notamment le contrôle du détroit d'Ormuz, le paiement de réparations pour des dommages de guerre, l'annulation de toutes les sanctions américaines et la libération de tous les actifs et fonds iraniens gelés à l'étranger.

Le médiateur pakistanais a également remis il y a quelques jours la réponse américaine à cette proposition à Téhéran, qui a annoncé hier qu'elle était en train de l'examiner.