Ministère de l'Agriculture : Nous suivons avec une grande attention l'évolution de la situation épidémiologique de la fièvre aphteuse nouvellement apparue
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Ministère de l'Agriculture : Nous suivons avec une grande attention l'évolution de la situation épidémiologique de la fièvre aphteuse nouvellement apparue

SadaNews - Le ministère de l'Agriculture palestinien suit, avec une grande attention, l'évolution de la situation épidémiologique de la fièvre aphteuse nouvellement apparue de type (SAT1), à la lumière des cas signalés dans plusieurs pays voisins et à l'intérieur de la ligne verte, ce qui pourrait représenter des risques potentiels pour le secteur de l'élevage en Palestine.

Dès le premier instant, le ministère a commencé à mettre en œuvre un plan de réponse global basé sur une analyse des risques, visant à empêcher l'entrée de la maladie sur le territoire palestinien et à limiter sa propagation. Une série de mesures préventives et de précaution ont été prises, comprenant la publication de directives pour les éleveurs afin de renforcer les mesures de biosécurité au sein des exploitations, contribuant ainsi à protéger leurs cheptels et à en assurer la sécurité.

Dans le cadre de la préparation nationale, le gouvernement palestinien a alloué près de (3 millions de shekels) pour sécuriser les vaccins nécessaires, malgré les défis liés à la rareté du vaccin, à la demande mondiale et aux restrictions concernant son entrée sur le marché palestinien. Le ministère a également déployé, en collaboration avec ses partenaires, des efforts assidus qui ont abouti à la sécurisation de (100 000) doses de vaccin via le Royaume hachémite de Jordanie.

Ces doses ont été orientées, en première phase, pour vacciner les cheptels de vaches laitières en raison de leur forte sensibilité à la maladie, et des impacts directs de celle-ci, notamment la baisse de la production laitière, la diminution des poids, les cas d'avortement et la mortalité des jeunes, ce qui a un impact négatif sur la sécurité alimentaire et les chaînes de production animale.

En conséquence, le ministère a lancé une campagne de vaccination nationale complète ciblant les exploitations laitières, où les équipes vétérinaires sur le terrain ont commencé à exécuter des opérations de vaccination gratuites, selon un calendrier défini qui prend en compte les priorités épidémiologiques.

Dans le même contexte, le ministère continue de coordonner avec les partenaires internationaux, en tête desquels l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), pour fournir (200 000) doses supplémentaires, qui devraient arriver prochainement, permettant ainsi d'élargir le champ de la vaccination pour inclure les cheptels les plus susceptibles d'être infectés, y compris les moutons et les veaux à engrais, selon une approche progressive basée sur l'évaluation des risques.

Les équipes vétérinaires spécialisées ont également intensifié les travaux d'enquête épidémiologique dans les zones frontalières et les points chauds, où des échantillons de laboratoire ont été collectés et envoyés aux laboratoires locaux et de référence, afin de permettre un diagnostic précis et une évaluation de l'état de santé général.

Sur le plan des mesures réglementaires, le ministère a émis des instructions strictes pour contrôler le mouvement et la circulation des animaux à l'intérieur des gouvernorats et entre eux, ainsi qu'avec l'extérieur, et a décidé de fermer temporairement les marchés aux animaux, afin de limiter les chances de transmission de l'infection due au contact direct entre les animaux.

Alors que le ministère de l'Agriculture assure que la situation est sous surveillance étroite, il souligne l'importance pour les éleveurs de respecter les mesures préventives et les directives de biosécurité, et appelle à une coopération totale avec les équipes vétérinaires, afin de surmonter cette phase avec le moins de dommages possible.

Le ministère appelle également les médias et le public à s'informer uniquement auprès des sources officielles, et à suivre les mises à jour via les plateformes officielles du ministère ou à travers les départements des services vétérinaires dans les gouvernorats.